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La bataille pour le parlement français commence dès maintenant

Par Guillermo Alvarado

66 % des Français qui ont voté au second tour des présidentielles ce dimanche, caractérisé par le taux d'abstention le plus élevé des 47 dernières années, ont ouvert les portes de l'Élysée à Enmanuel Macron, qui, à 39 ans, sera le chef d'état le plus jeune de la Vè République, fondée en 1958 par Charles de Gaulle.

Le résultat n'a pas surpris. Tous les sondages des intentions de vote donnaient pour sûre la victoire de cet homme politique qui n'a pas d'expérience dans l'administration publique et dont l'élection est le résultat de la débâcle des partis traditionnels qui, ces dernières années, n'ont pas comblé les attentes de la population.

Une économie pratiquement usée ou en franc recul depuis environ 7 ans, des taux de chômage élevés qui ont battu des records historiques, surtout parmi les moins de 25 ans dont un sur 4 n'a pas d'emploi ou a un contrat temporaire avec un salaire réduit, ainsi qu'un coût de la vie élevé, figurent parmi les causes de la déception de la majorité des citoyens français.

Cela signifie que les défis à relever par le président élu sont nombreux. Sa capacité pour s'acquitter de ses promesses de campagne vont dépendre dans une large mesure de ce que le Mouvement En marche, qui l'a porté à l'Élysée, pourra obtenir aux élections parlementaires pour élire l'Assemblée Nationale et le Sénat de la République, élections prévues les 11 et 18 juin.

La bataille sera centrée surtout sur l'Assemblée, qui est le pouvoir législatif. À la différence de celle d'autres pays, elle a plus de privilèges que le Sénat, surtout en ce qui concerne l'approbation des lois et d'autres initiatives dont le contrôle des actions de l'Exécutif.

Cet organe est composé de 577 députés. Durant les dernières décennies, le parti au gouvernement y a obtenu la majorité simple, soit 289 sièges, ce qui, à croire les premiers sondages, Macron obtiendrait avec beaucoup de difficultés.

Un premier obstacle: Son mouvement politique, En Marche a été fondé il y a un an à peine et bien qu'il aille présenter des candidats dans toutes les circonscriptions, il n'est pas encore enraciné à niveau des régions des départements ou d'arrondissements.

Son grand avantage ce dimanche contre son rival, Marine Le Pen, candidate du parti d'extrême droite le Front National ne doit pas être confondu avec un fort appui populaire à lui comme politique ou à son programme.

Un électeur sur 3 s'est abstenu ou a voté blanc et beaucoup d'autres, plus que voter pour En marche, lui ont accordé leur vote pour éviter une éventuelle victoire de Le Pen et les conséquences qui en découleraient pour l'Europe toute entière.

Aux législatives par contre, les questions locales ou régionales ont plus d'importance que les questions nationales ou globales, raison pour laquelle le vote a d'autres caractéristiques.

Sans une équipe propre lui permettant de former un cabinet, Macron devra chercher des alliances avec des hommes politiques du centre et de droite. Il a un mois pour obtenir la majorité législative, tâche difficile. S'il n'y parvient pas ses difficultés, vont se multiplier. La société va lui exiger des résultats à court, très court terme.

 

Edité par Tania Hernández
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