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Des fissures au G-7

Par Guillermo Alvarado

Le sommet annuel du Groupe des 7 pays les plus développés de la planète, le G'7 a démontré qu'à ce niveau, la coopération dans des questions aussi importantes que le commerce ou les effets négatifs du changement climatique, est loin d'être une réalité et au contraire, il existe des fissures notables qui pourraient compromettre l'avenir de ce bloc, fondé en 1975.

Le discours prononcé ce dimanche par la chancelière allemande Ángela Merkel, durant un meeting de campagne en vue des prochaines élections parlementaires en témoigne. Elle a signalé que les Européens doivent prendre leur destiné entre leurs mains.

"Les temps où l'Europe pouvait compter sur d'autres, sont révolus, je viens de le constater ces jours-ci”, a déclaré la chef du gouvernement allemand, nouvelle allusion à ses désaccords avec le président étasunien, Donald Trump, au cours des réunions qui ont eu lieu récemment, d'abord celle de l'OTAN, l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et puis celle du G-7.

Comme nous l'avions dit auparavant, lors de la réunion de l'OTAN, Trump a fait la leçon à ses partenaires et leur a exigé d'augmenter leur budget militaire. Puis à la rencontre du G-7, il a refusé de prendre des engagements concernant l'Accord de Paris sur le changement climatique. Il a été par ailleurs ambigu lorsqu'il s'est agit de combattre le protectionnisme et de favoriser le libre commerce, qui semble être l'axe fondamental de la politique économique de Washington.

Après le sommet du G-7, formé de la France, de l'Allemagne, du Royaume Uni, des États-Unis, du Japon, du Canada et de l'Italie, Angela Merkel avait dit que plusieurs des discussions ont été “insatisfaisantes”. A un moment donné elle a même dit qu'il s'est agit d'une rencontre de 6 contre un, faisant allusion ainsi aux désaccords des États-Unis avec le reste de dirigeants qui y étaient réunis.

 

Bien sûr, les choses ne sont pas allées plus loin. La situation n'implique pas non plus une rupture imminente. Y compris lorsque la chancelière allemande a lancé un appel à une Europe unie, elle s'est bien gardée de souligner qu'il fallait préserver l'amitié avec Washington, le Royaume Uni et la Russie.

Le G-7, rappelons-le, est né suite à une initiative du chancelier allemand à cette époque là, Helmut Schmidt et du président français Valery Giscard d'Estaing, qui ont lancé un appel à créer une structure formée par les nations les plus industrialisées afin de discuter des problèmes de l'économie mondiale et leur trouver des solutions.

La Russie y a adhéré en 1998, mais suite à la crise avec l'Ukraine, elle a été séparée en 2014.

À l'heure actuelle le G-7 ne représente plus les plus grandes économies de la planète. En 1999 le Groupe des 20, réunissant des économies dites émergentes dont la Chine, la Turquie, l'Afrique du Sud, l'Inde et la Corée du Sud, a été créé.

Une chose est certaine, des forums de ce type y compris celui de Davos, se sont avérés inutiles pour donner réponse aux problèmes urgents, comme le réchauffement global, la faim, la pauvreté galopante, les guerres, le terrorisme, dont le nombre colossal de victimes augmente dans les 4 points cardinaux chaque jour, tels de nouveaux cavaliers de l'Apocalypse

Edité par Tania Hernández
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