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FAO : 40 conférences et la faim existe toujours

Par Guillermo Alvarado

La 40e Conférence de la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, a commencé et personne n'a été surpris par l'annonce faite par don directeur général , José Graziano Silva : malgré tous les efforts déployés et les réunions qui se sont tenues, la faim non seulement subsiste dans le monde, mais elle augmente aussi de façon sensible depuis le début de cette année.

Nous n'allons pas, bien sûr, rendre responsable de ce désastre cette prestigieuse institution. Nous pensons qu'elle fait ce qui est à sa portée dans un monde où les puissants regardent ailleurs sauf vers les pays où se trouvent les nécessiteux.

Ce n'est pas par hasard que Graziano da Silva a révélé une donnée bouleversante :60% de ceux qui souffrent de la faim vivent dans des pays en proie à des conflits armés qu'ils soient autochtones ou importés par des intérêts géopolitiques ou économiques ou les deux à la fois.

Cette année la famine s'est emparée du Soudan du Sud, le pays le plus jeune de la planète et s'il continue comme jusqu'à présent il n'atteindra pas la majorité d'âge ou même pas l'adolescence.

Quelque 20 millions de personnes sont en danger de mourir à cause du manque d'aliments au Yémen, en Somalie et au Nigeria. 

La population yéménite est en plus décimée par une épidémie de choléra, la plus grande du monde et elle se propage de façon vertigineuse car la guerre a détruit les modestes services de santé qui y existaient avant le début des hostilités.

Dans 19 autres pays touchés par le fléau de la faim, on assiste à une combinaison des effets du changement climatique qui a d'ores et déjà ravagé de vastes étendues de terres cultivables qui sont devenues des terres arides n'étant pas à même de nourrir des personnes et des animaux.

Le premier ministre italien, Paolo Gentiloni, a lancé une importante mise en garde lors de l'ouverture de la 40e Conférence de la FAO. Il a indiqué que le monde ne pourra atteindre la paix, la justice et l'égalité que lorsqu'il sera à même d'éliminer la faim et ses effets.

Il a relevé que la faim et la malnutrition ne sont pas seulement des phénomènes naturels ou structurels de certaines zones géographiques mais qu'elles sont le résultat d'une condition de sous-développement plus complexe, provoquée par l'inertie de beaucoup ou par l'égoïsme de quelques uns ».

L'égoïsme de ceux qui ne connaissent pas las carences et l'inertie de ceux qui ont sur le table tout ce qui est indispensable et qui oublient ou ignorent une masse humaine qui meurt en silence, non pas parce qu'elle n'a pas eu à manger durant deux ou trois jours par semaine, mais parce que cela fait longtemps qu'elle a oublié ce qu'est un estomac légèrement satisfait.

La mort à cause de la faim est une insulte à la dignité de notre espèce qui, d'une part, atteint des niveaux étonnants de développement technologique et qui, d'autre part, s'est avérée incapable de résoudre un problème qui l'accompagne depuis presque la première aube de son histoire. 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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