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Le jour du dépassement

Ce mercredi 2 août, l’humanité a déjà consommé la totalité des ressources que la Terre peut renouveler en un an. De nombreuses voix s'élèvent dans le monde pour que des mesures urgentes soient prises afin de sauver la planète et l'espèce humaine.

La date du "jour du dépassement de la Terre" est tous les ans plus précoce. Cette année, elle a été fixée à ce mercredi 2 août. Jusqu'au 31 décembre 2017 l'humanité vit à crédit, la Terre ayant épuisé les ressources naturelles qu'elle peut renouveler en un an, selon les calculs de l'institut de recherches Global Footprint Network. Ainsi, la consommation de l'humanité dépasse de 70% les ressources disponibles.

À force de la déforestation, de la sur-pêche ou encore des émissions de gaz à effet de serre, la Terre est devenue déficitaire au début des années 1970. En 1985, le "jour du dépassement de la Terre" intervenait le 5 novembre, en 1998 il avait été fixé au 1er octobre, et en 2009 au 20 août.

Si tout le monde vivait comme les Australiens, nous aurions besoin de 5,2 planètes pour vivre. Si nous vivions comme les Américains, 5 planètes seraient nécessaires. Si le reste du monde vivait comme la France, il nous faudrait 3 planètes. En effectuant une moyenne mondiale, nous aurions besoin de 1,7 planète pour vivre.

Donc, à partir de demain nous commencerons à vivre à crédit car en à peine sept mois et deux jours, nous avons mangé, gaspillé ou jeté ce qui correspondait à un an selon la capacité de la nature de nous ravitailler ou d'absorber et régénérer les déchets, en particulier le dangereux dioxyde de carbone.

Ces calculs ont commencé à être faits en 1987 à l'initiative de l'organisation Global Footprint Network, qui a lancé une mise en garde contre le fait que la relation globale entre la consommation et la disponibilité de ressources s'acheminait vers un déséquilibre dangereux.

L'être humain abat plus de bois que ceux qu'il est capable de planter, il pêche plus que ce que les océans et les mers réussissent à produire, il étend les zones urbaines et les zones de cultures au-delà du possible, il consomme plus d'eau que celle qui est disponible et, surtout, il contamine plus que ce que la nature peut recycler.

Pour attirer l'attention sur les risques que cette attitude implique, l'on a commencé à faire un calcul annuel des ressources disponibles et les résultats sont terrifiants.

En 1987, le Jour de Dépassement de la Terre a été le 19 décembre ; en 1995, le 21 novembre et une décennie après, en 2005, il a été atteint le 21 août et cette année ce mercredi 2 août.

Cette surconsommation implique qu'au rythme actuel l'humanité aurait besoin pour vivre de 1,5 planète et pour 2050, il en faudrait deux.

Cela est bien sûr une théorie car les capacités et les ressources sont limitées. Elles ne peuvent pas augmenter au-delà de certaines limites et nous sommes d'ores et déjà en train de vivre plusieurs conséquences de ce problème dont le changement climatique. 

Ce qui nous attend est plus dramatique encore comme cela est le cas de l'épuisement des ressources maritimes, la disparition des bois, la réduction des volumes d'eau, des aliments et des combustibles qui sont déjà la cause de conflits et de guerres comme il arrive au Moyen Orient.

L'on peut être sûr du fait que le désir des États-Unis de détruire la Révolution Bolivarienne du Venezuela n'a rien à voir avec des questions idéologiques ou politiques. Les cibles principales sont les grandes réserves d'hydrocarbures que recèle le sous-sol de ce pays.

Actuellement, la voracité d'Occident à l'égard de certaines régions de la planète sent le pétrole mais elle changera bientôt et elle deviendra incolore comme l'eau qui s'épuise rapidement.

Car, avec ce modèle de consommation effrénée, la répartition est également inégale.

Selon les calculs, pour satisfaire les besoins d'un être humain, celui-ci dispose de l'équivalent de 1,8 hectares globales. C'est ce que l'on appelle « l'empreinte écologique ».

Dans les pays développés, cet indice de consommation dépasse habituellement 10 ou 12 hectares par personnes tandis qu'en Haïti il n'arrive à peine qu'à 0,68% et en Afghanistan il n'atteint que 0,62 hectares. 

Les experts signalent qu'il n'est pas encore trop tard pour réparer les dégâts causés à la planète mais qu'il faut de la volonté politique des pays qui sont les grands consommateurs, les plus riches mais cette volonté politique est totalement absente pendant que nous nous acheminons tous vers un point de non retour auquel c'est nous, les plus pauvres en tête, qui en ferons les frais.

 

 

 

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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