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Le Pape François retourne à l'Amérique Latine

Le Pape François entame aujourd'hui un nouveau périple en Amérique Latine, périple qui le conduira au Chili et au Pérou et qui n'est pas exempt de polémiques aussi bien pour le climat politique existant dans ces deux pays que pour les critiques que certains secteurs de la population font au sujet du rôle de l'Église Catholique. 

Le Souverain Pontife arrivera aujourd'hui, au soir, à Santiago du Chili où il sera accueilli par la présidente Michelle Bachelet et il commencera ses activités demain par une visite à une prison pour femmes et par une messe massive au parc O'Higgins, situé au cœur de la capitale chilienne, messe qui devrait rassembler des dizaines de milliers de personnes qui ont fait le déplacement depuis l'Argentine pour saluer le pape François qui est né dans ce pays.

Plusieurs analystes trouvent bizarre que le pape n'ait pas encore visité son pays 5 après son investiture au cours desquels il s'est rendu au Brésil, en 2013 ; en Bolivie, au Pérou et en Équateur en 2015 ; en Colombie, l'année dernière et maintenant au Chili et au Pérou.

Il y en a qui attribuent cela à de présumées mauvaises relations avec le président argentin Mauricio Macri mais le Vatican signale que le Souverain Pontife attend le moment opportun pour s'y rendre.

Mercredi, le pape visitera Temuco, dans le Sud du Chili, où les communautés Mapuches dénoncent l'usurpation de leurs terres ancestrales par les propriétaires fonciers et par les transnationales ainsi que des violations de leurs droits humains.

L'étape chilienne prendra fin jeudi dans la région minière d'Iquique et dans l'après-midi il se rendra au Pérou, secoué cette fin de semaine par un tremblement de terre qui a fait de nombreuses victimes et où il existe une situation politique explosive en puissance.

Pendant les jours précédant l'arrivée du pape François, le Chili a été le théâtre de nombreuses attaques avec des engins explosifs contre des églises catholiques, attaques que certains attribuent à des groupes extrémistes conservateurs.

La hiérarchie catholique chilienne a joué un rôle important sous la dictature de Pinochet en dénonçant les abus commis par les militaires et en donnant de la protection à beaucoup de personnes poursuivies par la dictature.

Cependant, actuellement, elle semble plus pliée aux intérêts des groupes de pouvoir économique tandis que la présence des églises protestantes grandit parmi les secteurs populaires.

En particulier, beaucoup de personnes critiquent les positions radicales du Vatican au sujet des thèmes comme le divorce et l'avortement, le tout joint à des scandales d'abus sexuels dans lesquels sont impliqués plusieurs prêtres.

L'on met particulièrement en cause le silence qui a été observé durant des décennies au sujet de Fernando Karadima, qui a été reconnu coupable d'actes de ce type dans les années 80 du siècle dernier et qui avaient déjà prescris au moment de le juger. Son unique châtiment a été la séparation de sa paroisse et son envoi dans un couvent ce qui a provoqué un grand malaise parmi les victimes et des secteurs de la société.

En Amérique Latine, la religion catholique maintient une grande influence bien que le nombre de fidèles ait diminué ces dernières années. En 1995, jusqu'à 74% des Chiliens se réclamaient du catholicisme, ce pourcentage a baissé à 45% l'année dernière.

Ce sera un périple intéressant qui intervient peu après que la droite conservatrice soit retournée au pouvoir au Chili, raison pour laquelle nous maintiendrons notre regard fixé sur ce périple.

 

 

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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