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La fraude électorale est consommée au Honduras

Cette fin de semaine, la fraude électorale a été consommée au Honduras par l'investiture, pour un second mandat, du président Juan Carlos Hernández, au milieu d'une crise politique à cause des dénonciations, par la majeure partie de la population, au sujet de l'illégitimité de sa réélection de novembre dernier.

La journée a été marquée par de fortes protestations populaires, violemment réprimées par la police qui a lancé des grenades lacrymogènes contre les participants qui accusent Hernández d'avoir ourdi un coup d'état électoral à cause des irrégularités et des incohérences détectées au cours du processus. 

Bien que la Constitution du Honduras interdise la réélection providentielle, Hernández a obtenu un verdict de la Cour Suprême de Justice en 2015 pour contourner cette interdiction. Cependant la Constitution stipule clairement que seul un référendum populaire peut révoquer cette disposition, référendum qui n'a pas été convoqué. 

C'est l'une des irrégularités que dénoncent les Honduriens ce à quoi s'ajoute le fait que les résultats définitifs des élections du 26 novembre ont été rendus publics quelques semaines après et qu'ils ont été favorables à Hernández bien que, dans un premier moment les résultats donnent comme gagnant le candidat de l'Alliance d'Opposition à la Dictature, Salvador Nasralla. 

Mais le système informatisé de dépouillement des voix a eu une avarie fort suspecte et à partir de sa réparation c'est Hernández qui s'est retrouvé en tête selon les communiqués du Tribunal Suprême Électoral. 

Les résultats ont été serrés après un processus au sujet desquels les missions d'observation envoyées par l'Union Européenne et par l'OEA, l'Organisation des États Américains ont émis de grandes réserves à cause des irrégularités qu'elles ont détectées. Cependant, elles ont fini par reconnaître ces résultats. 

Face à la situation tendue, trois jours après les élections, le gouvernement a décrété un état d'exception d'une semaine pour contrôler les troubles et les manifestations violentes des opposants à l'échelle nationale qui ont laissé des pertes dépassant 100 millions de dollars à l'économie hondurienne. 

Les manifestations se poursuivent en territoire hondurien et, jusqu'à présent, selon le Commissaire National des Droits de l'Homme, au moins 31 personnes ont été tuées mais l'opposition indique que le bilan est de 41 morts. 

Au cours de son investiture, Hernández a signalé qu'il n'est pas juste de ternir l'image du Honduras, faisant référence aux manifestations organisées par l'opposition après les élections et qui se sont de nouveau intensifiées depuis la fin de semaine dernière.

Il devrait suivre l'exemple que renferme cette phrase car l'image du Honduras a été ternie par la fraude électorale qu'il a commise pour rester au pouvoir sans prendre en considération la volonté de la majorité des Honduriens qui ne veulent pas un gouvernement qui n'a rien fait pour les couches les plus humbles.

Selon le Forum Social de la Dette Extérieure et du Développement du Honduras, 65% de la population de ce pays centraméricain n'arrive pas à satisfaire tous ses besoins essentiels. Cet organisme précise que presque 6 millions de Honduriens vivent dans la pauvreté dont presque 4 millions dans des conditions de pauvreté extrême.

Il indique également que ces 15 dernières années, 450 millions de lempiras, la monnaie nationale du Honduras, dans la stratégie pour la réduction de la pauvreté mais que, jusqu'à présent, on n'en voit pas les résultats.

Ce qui est vrai c'est que, maintenant, à cette triste situation que vit le peuple du Honduras s'ajoute le panorama politique tendu, situation qui pourrait durer encore plus, selon plusieurs analystes, à cause du mécontentement de la population qui se rend compte du fait qu'elle a été trompée.

Il faut y ajouter le fait qu'au sein du Congrès, les élus contraires au président Hernández continuent à organiser des protestations.

Donc , l'investiture du président hondurien élu à des élections frauduleuses n'est pas un signe du fait que la page a été tournée. Bien au contraire !!!

 

 

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
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