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Le véritable objectif du périple de Tillerson en Amérique Latine

Interventionniste, dangereux et un rappel du fait que, pour les États-Unis, l'Amérique Latine est leur arrière-cour : telles sont les caractéristiques du périple qu'effectue actuellement le secrétaire d'état des États-Unis, Rex Tillerson,

Bien que le Venezuela ne figure pas bien sûr, sur la liste des pays à visiter, c'est précisément sur ce pays sud-américain qu'est centrée l'attention du périple du chef de la diplomatie étasunienne qui ne cache pas les intentions de Washington de se faire des alliés dans ses tentatives de promouvoir la déstabilisation en territoire vénézuélien pour renverser le président Nicolas Maduro, élu démocratiquement aux urnes par le peuple.

Rappelons que les attaques des États-Unis contre Caracas incluent des sanctions, des agressions, l’encouragement de putsch militaires et la méconnaissance d’institutions légitimes. Le voisin du Nord étaye l’opposition dans ses actions violentes contre la Révolution Bolivarienne, actions qui ont fait des dizaines de morts et de nombreux blessés parmi la population civile.

Maintenant Tillerson est allé même jusqu`à dire ouvertement que la Force Armée Nationale Bolivarienne pourrait devenir en « agent du changement » dans ce pays sud-américain suggérant ainsi que les militaires pourraient intervenir dans les questions politiques du pays.

Ce sont des déclarations extrêmement dangereuses car, comme l’a bien souligné le ministre vénézuélien de la défense, Vladimir Padrino. « Aujourd’hui l’agression est contre le Venezuela mais elle serait faisable en n’importe quel moment suivant les niveaux d’intervention du gouvernement étasunien contre n’importe quel gouvernement ».

La réalité est que l’administration du président Donald Trump est aussi retournée au passé dans ses relations avec l’Amérique Latine et elle est désireuse d’encourager la tristement célèbre Doctrine Monroe, connue principalement par la phrase « l’Amérique pour les Américains » et qui marquerait le développement des relations internationales dans la région depuis sa formulation en 1823 jusqu’à nos jours.

Nous savons tous qu’en appliquant cette politique extérieure à l’égard de l’Amérique Latine, les États-Unis ont pillé les ressources naturelles, envahi les marchés avec leurs produits tandis que les peuples s’enfoncent de plus en plus dans la pauvreté et que des coups d’état ont été orchestrés.

La Doctrine Monroe a été et elle reste une ingérence et une colonisation ouverte du continent américain par les États-Unis qui voient avec préoccupation comment la région ne suit plus aveuglement leurs diktats et que beaucoup de gouvernements comme ceux du Venezuela et de Cuba n’acceptent ni chantages ni impositions d’aucune sorte.

Mais c’est, en plus, une façon de freiner la diversification des relations des pays latino-américains et caribéens avec d’autres états comme la Russie, la Chine et l’Iran avec lesquels d’importants accords mutuellement avantageux ont été signés.

Le Mexique, l’Argentine, le Pérou, la Colombie et la Jamaïque sont les pays inclus dans le périple de Tillerson dans la région, périple qui a soulevé un grand rejet au sein de la société civile.

Des organisations sociales signalent que le périple du chef de la diplomatie étasunienne a pour but de coordonner, avec les gouvernements liés à Washington, les actions pour continuer à asphyxier le Venezuela.

Il faut être vigilants car, comme l’a dénoncé le ministère cubain des Affaires étrangères, la position de Tillerson est une instigation au « changement de régime », changement qui a fait des millions de victimes innocentes dans plusieurs parties du monde et promu la violence, la guerre, les crises humanitaires et l’instabilité, démontrant ainsi son échec.

Mais il s’agit en plus d’une preuve d’ignorance totale. Le gouvernement du président Nicolás Maduro, qui a toujours insisté sur la nécessité du dialogue, s’est assis à la table de négociations avec l’opposition pour résoudre les problèmes du pays et il a convoqué des élections générales pour le premier quadrimestre de cette année, ce qui est une démonstration ouverte de souveraineté, de transparence et d’engagement envers son peuple.

Edité par Reynaldo Henquen
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