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Le parlement colombien glisse vers la droite

Bien que n'ayant pas obtenu le nombre de voix suffisants pour avoir le contrôle absolu au parlement colombien, les forces les plus récalcitrantes de la droite et ennemies du processus de paix, ont renforcé leurs positions au sein de cet organe législatif ce qui fait grandir les préoccupations sur l'avenir d'importants thèmes pour la vie économique et nationale de ce pays sud-américain. 

Le parti « Centre Démocratique », de l'ex-président Alvaro Uribe, a été le plus voté hier au Sénat, où il a gardé 19 sièges sur les 108 qui le forment. À la Chambre des Représentants il a obtenu 32 sièges sur un total de 172.

Si l'on y ajoute les élus des organisations « Changement Radical » et du Parti Conservateur, la dite « droite dure » a une large majorité, sans être absolue.

Au contraire, le grand perdant a été le Parti de l'Unité Nationale, du président Juan Manuel Santos, qui a perdu, au total, 19 sièges au parlement, puni sans aucun doute à cause des scandales de corruption et de son incapacité de freiner la violence croissante surtout celle qui vise les leaders communautaires.

Des organisations considérées comme de centre et progressistes dans le spectre politique colombien dont le Pôle Démocratique Alternatif, l'Alliance Verte et la Liste de la Décence, qui appuient les accords de paix et la réconciliation nationale ont eu un plus grand nombre de sièges dans un organe qui, traditionnellement, est contrôlé par la droite et par les grands partis politiques qui ont d'importantes ressources économiques.

La particularité de ces élections a consisté dans le fait que l'ancienne guérilla, la Force Alternative Révolutionnaire Commune, FARC, a participé pour la première fois à des élections auxquelles elle avait assuré déjà 10 sièges : 5 dans chacune des chambres grâce aux accords de paix.

Avec très peu de temps pour se préparer, avec l'hostilité ouverte des grands médias qui ont insisté à les sataniser, une violence croissante contre elle et pratiquement sans ressources, la FARC a réussi à peine à faire une campagne très accidentée qui lui a empêché d'obtenir de meilleurs résultats.

De plus, son candidat à la présidence, Rodrigo Londoño a dû se retirer de la course à la présidence à cause de son état de santé délicat.

D'autres facteurs qui ont pesé sur les résultats sont la corruption, c'est-à-dire, l'achat et la vente de voitures volées qui favorise l'extrême-droite. Il y a des films vidéos tournés dans des bureaux de vote qui montrent des personnes recevant de l'argent après avoir voté.

Ajoutons à cela l'apathie d'une population fatiguée de politiques qui promettent monts-et-merveilles et qui ne tiennent aucune de leurs promesses. Plus de la moitié des 36 millions de Colombiens inscrits sur les listes électorales, soit entre 53% et 54%, se sont abstenus.

En ce qui concerne les deux élections d'hier au sein des partis, il n'y a pas eu de surprises et les participants ont ratifié les candidatures présidentielles d'Ivan Duque, filleul politique d'Uribe et de l'ex Maire de Bogotá et ancien militant de l'organisation rebelle M-19, Gustavo Petro.

Ils se joignent ainsi à 6 autres candidats à la présidence et, selon les sondages, l'un des deux sera le prochain chef d'état du pays, un thème, chers amis, dont nous continuerons à parler au cours de prochains commentaires.

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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