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Trump continue à parier sur l'isolationnisme

Bien qu'elle n'ait surpris personne, l'annonce par le président des États-Unis, du retrait de son pays de l'accord nucléaire signé par les principales puissances avec l'Iran a provoqué une grande incertitude car il s'agit d'un instrument qui, depuis 2015 a contribué à donner une certaine stabilité à la situation politique à la région du Golfe.

Par l'annonce de cette mesure, qui a été accompagnée de l'habituel spectacle de bouffonnerie du président Donald Trump, les États-Unis accentuent leur isolement du reste de la communauté internationale et ils mettent bien au clair que les relations avec l'Union Européenne et avec le Conseil de Sécurité de l'ONU ne constituent en rien une priorité sous son mandat.

En effet, les tentatives de plusieurs présumés alliés dont la Grande Bretagne, la France et l'Allemagne, d'empêcher la prise d'une décision qui augmente le danger de nouveaux conflits et qui méprise l'entente entre des pays ayant différents modèles de gestion administrative, politique et sociale, ont échoué.

Et c'est que, pour Trump, le démantèlement de tous les projets mis sur pied par son prédécesseur Barack Obama tant sur la plan national qu'en matière de politique extérieure, est devenu une véritable obsession.

Il l'a fait avec l'Accord Climatique de Paris et avec le Traité Transpacifique ainsi qu'avec le programme de protection des immigrants sans papiers arrivés aux États-Unis lorsqu'ils étaient enfants, le dit DACA, et avec la réforme du système de santé ayant pour but de doter d'une assurance maladie des millions d'Étasuniens sans accès à ce service.

Jusqu'à présent, seuls Israël et l'Arabie Saoudite et d'autres petits états ont salué la décision de la Maison-Blanche d'abandonner le pacte nucléaire avec l'Iran et de rétablir toutes les sanctions contre Téhéran.

L'Union Européenne, que ce soit dans un geste de lucidité politique ou de volonté d'appuyer ses entreprises qui font des affaires juteuses avec l'Iran, a assuré dans la voix de Federica Mogherini, sa haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qu'elle se maintiendra dans l'accord mais il reste à savoir ce qui se passera quand ses intérêts entreront en contradiction avec les sanctions de Washington.

 

Les échanges commerciaux entre le bloc du Vieux Continent et l'Iran ont atteint l'année dernière 21 milliards d'euros dont la plus grande partie est répartie entre l'Italie, avec 4 milliards 500 millions ; la France, avec 3 milliards 450 millions et l'Espagne avec 1 milliard 600 millions.

Le président iranien, Hassan Rohani a signalé hier que son gouvernement se maintiendra, pour le moment, dans l'accord mais qu'il aura des conversations avec les autres signataires. Quelques heures après le leader suprême Ali Khameneï a haussé le ton lorsqu'il a exprimé ses doutes sur la volonté de Londres,de Paris et de Berlin et il a exigé des garanties solides sur l'avenir du pacte qui a déjà reçu l'appui de la Russie et de la Chine.

 

Nous nous retrouvons face à un jeu de politique internationale dans lequel le président Donald Trump continue à parier sur l'isolationnisme comme forme de conduire ses relations extérieures tout en étirant dangereusement une corde qui, si les choses continuent comme ça, montrera bientôt ses points faibles par lesquels elle finira par se briser, laissant le monde à la merci de nouvelles crises avec un pronostic réservé.

 

 

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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