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Au Mexique l'on naît dans la pauvreté et l'on meurt pauvre

Au Mexique, les personnes qui naissent dans la pauvreté ont très peu de chances d'en sortir lorsqu'elles deviennent adultes et presque certainement elles vont la reproduire au sein de leurs familles, suivant une étude qui mesure le taux d'inégalités dans la population de ce pays latino-américain.

Il s'agit d'un cercle vicieux, comme le classique serpent qui se mord la queue, dans un pays qui, paradoxalement, a généré le plus grand nombre de millionnaires ces dernières années dans la région.

Des spécialistes convoqués par le Collège du Mexique ont déterminé que les origines sociales et économiques vont, avec une certitude presque absolue, déterminer l'avenir des personnes, sauf dans des cas exceptionnels dans lesquels le hasard joue un rôle déterminant.

Le texte, intitulé « Inégalités au Mexique 2018 » identifie les déséquilibres dans divers domaines, comme l'éducation, les revenus, le genre, l'incorporation au travail et la protection sociale.

Bien que la couverture pendant les premières années de la formation scolaire ait augmenté, durant la période 2015-2016, à 89%, similaire à celle des membres de l'OCDE, l'Organisation de Coopération et de Développement Économique, ce n'est qu'un mirage car rares sont ceux qui parviennent à passer à un niveau moyen supérieur.

De plus, les personnes ayant peu de ressources ont seulement accès à une école de très basse qualité, raison pour laquelle leur formation est précaire et on ne leur permet pas d'obtenir de bons emplois quand elles arrivent sur le marché du travail.

Celles qui vivent dans les zones rurales, en particulier les enfants indiens, souffrent de ce problème avec plus de force.

De fait, la dite mobilité sociale, c'est-à-dire, la possibilité qu'un individu puisse accéder à des groupes avec plus de bénéfices, est une des plus basses dans le monde.

Au Mexique, la mobilité vers de meilleurs revenus est de 2,1 tandis qu'au Canada, elle est de 13,5, indique l'étude, ce qui écarte les possibilités pour ceux qui proviennent des couches les plus pauvres d'obtenir des biens et des services de meilleure qualité.

Ces facteurs se reflètent aussi dans l'accès à de meilleurs emplois car le nombre de travailleurs ayant des revenus inférieurs à un salaire minimum a augmenté de 50% et beaucoup d'entre eux sur le marché informel dans lequel ils ne bénéficient pas de la protection sociale.

Chez les femmes la situation est encore plus dure. Seul 38% de la main d'œuvre du Mexique est féminine et la plupart des femmes travaillent dans des postes qui exigent une pauvre formation.

Si, outre le fait d'être pauvre, il s'agit d'une femme et d'une indienne, les possibilités d'accéder à un meilleur niveau de vie sont pratiquement nulles.

Bien que ces données soient percutantes, elles ne révèlent rien de nouveau car, au mois d'avril, une entité gouvernementale avait dénoncé le fait que pour 20 millions d'enfants mexicains la pauvreté est une situation presque irréversible.

Dans un pays riche en ressources naturelles, la réalité de beaucoup est celle-là : ils naissent pauvres, ils grandiront pauvres et ils mourront inévitablement pauvres. Leurs enfants hériteront, eux aussi, de leur pauvreté.

 

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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