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Les Colombiens aux portes des urnes

Les Colombiens sont pratiquement aux porte des bureaux de vote pour définir le 17 juin qui sera le prochain président du pays, un processus dans lequel l'avenir de la paix est le point central de tous les débats ainsi que la principale incertitude d'une population qui en a assez de compter les victimes de la violence.

Selon les derniers sondages, les intentions de vote sont de plus en plus serrées entre les deux candidats, Ivan Duque, représentant des courants les plus conservateurs de la droite et filleul de l'ex-président Alvaro Uribe et Gustavo Petro, de la coalition progressiste Colombie Humaine.

Au-delà des différences d'idéologie, les électeurs doivent penser à ce qu'ils veulent pour leurs enfants et petits-enfants, si la paix ou la guerre, la réconciliation ou la perpétuation d'une société divisée, d'un pays fracturé dans lequel, comme dans un immense Macondo, n'importe quel absurde est toujours possible.

Personne n'ignore que si Ivan Duque et le Centre Démocratique accèdent au palais présidentiel, les accords de paix signés entre le président Juan Manuel Santos et les anciennes guérillas FARC_AP, les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie, se heurteront à des obstacles presque insurmontables.

S'ils ont maintenant l'apparence d'être enlisés,les partisans de l'ex-président Álvaro Uribe se chargeront, par tous les moyens possibles, de leur barrer la route.

Jusqu'à présent, sur les 34 mesures qui ont été négociées à La Havane, à peine 12 ont été appliquées. Si jamais la droite la plus conservatrice s'impose ce rythme sera encore plus lent.

Rappelons qu'Alvaro Uribe est un ennemi juré des négociations avec les organisations rebelles et sa vision d'une Colombie future est basée sur l'alternative militaire que ce soit par la voie légale du recours aux forces armées que des bandes paramilitaires qu'il a lui-même créées dans ce pays.

Sur l'ex-chef d'état pèsent des accusations pour de graves crimes commis sous son administration dont ceux des « faux positifs » qui , selon des organisations humanitaires, étaient des jeunes recrutés avec de fausses promesses d'emploi et qui ont été tués après comme de présumés combattants guérilleros.

La victoire éventuelle de Petro ne signifie pas non plus la solution magique des problèmes du pays plongé dans une spirale de violence dans laquelle convergent des intérêts de tout type.

Cependant, « Colombie Humaine » s'est prononcée en faveur d'impulser les accords de paix signés et de faire avancer les négociations avec l'Armée de Libération Nationale.

Soi dit en passant, cette organisation de guérilla, dans un geste de bonne volonté, a décrété un cessez-le-feu unilatéral durant toute cette semaine pour faciliter la tenue des élections comme il l'a déjà fait lors du premier tour.

Au sujet de ces élections, je tiens à signaler qu'il y a un facteur externe très important qu'il faut prendre en considération et c'est l'intérêt hégémonique des États-Unis sur la région. Actuellement la Colombie est une espèce de porte-avions sec de l'armée des États-Unis avec plusieurs bases réparties sur son territoire.

Le Pentagone, serait-il disposé à accepter un gouvernement dirigé par Gustavo Petro ou appuiera-t-il Ivan Duque par les voies nécessaires y compris par la fraude, pour garantir ses plans ? Nous aurons bientôt des réponses chers amis!

 

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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