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Trump sous une pluie de critiques pour sa politique migratoire

La politique migratoire qu'impulse Donald Trump, le président des États-Unis, de façon particulière la séparation des enfants des sans papiers qui sont arrêtés à la frontière, est la cible de multiples critiques aux États-Unis et à l'étranger y compris de la part de membres du parti républicain.

Le déluge de condamnations s'est renforcé suite à la publication d'un rapport officiel qui signale qu'en six semaines, d'avril à mai, presque 2000 enfants dont plusieurs de moins de 4 ans, ont été arrachés à leurs parents.

La situation s'est aggravée quand le Procureur Général des États-Unis, Jeff Sessions, a donné l'ordre de présenter des charges criminelles et non-civiles contre les personnes arrêtées lorsqu'elles tentent d'entrer en territoire nord-américain, raison pour laquelle elles sont envoyées directement dans un centre pénitencier ce qui implique la séparation de leurs enfants.

Cette fin de semaine, un groupe d'élus du parti Démocrate s'est rendu au Texas et au New Jersey pour constater la situation des enfants et ils ont découvert qu'ils sont entassés dans des conditions inhumaines et que beaucoup d'entre eux dorment par terre ou sur des matelas très fins, dans des cellules faites avec des grilles métalliques, sans WC et avec des couvertures en aluminium.

 

Le Sénateur Jeff Merkley, de l'Orégon, a signalé que la dite « tolérance zéro » est en réalité une pratique d'humanité zéro et sa collègue Sheila Jackson-Lee a dénoncé des abus massifs contre des mineurs. Elle a ajouté qu'il n'existe aucune loi permettant de séparer les enfants de leurs familles.

Hier, lors du discours prononcé au terme de son mandat de quatre ans, le Haut Commissaire de l'ONU pour les Droits de l'Homme, Zeid Ra'ad al-Hussein, a indiqué que l'idée de n'importe quel état de dissuader les parents en punissant leurs enfants est inadmissible et il a appelé Washington à rectifier ces mesures.

Par ailleurs, le Directeur de la Conférence des Évêques des États-Unis pour les thèmes migratoires, a qualifié d'immorale la politique que mène l'administration Trump contre les sans papiers.

Même l'ex première dame, Laura Bush, épouse de l'ancien président républicain Georges Bush fils, s'est jointe à l'avalanche de critiques. Elle a assuré que la tolérance zéro est immorale et cruelle et elle l'a comparée aux camps de concentration que les États-Unis ont créés pour enfermer les citoyens d'origine japonaise pendant la Seconde Guerre Mondiale ce qui est considéré comme l'un des faits les plus honteux de l'histoire récente des États-Unis.

Acculé par l'opinion publique, le chef de la Maison-Blanche a riposté en s'attaquant aux politiques migratoires de l'Europe qui permettent l'entrée plus ou moins ouverte d'étrangers qui, d'après lui, sont en train de changer fortement et violemment sa culture, une idée assez proche des théories de la pureté raciale nazie.

L'Académie Étasunienne de Pédiatrie a assuré que la séparation forcée des enfants de leurs parents peut avoir des conséquences irréparables pour les mineurs.

Cependant, Donald Trump s'obstine à mener cette politique et il fait du chantage maintenant à ses rivaux démocrates pour chercher une réforme migratoire incluant le financement du mur à la frontière avec le Mexique. Comme le veut le proverbe : Un léopard ne peut pas changer la couleur de ses tâches.

 

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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