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James Monroe chevauche de nouveau

Le vice-président des États-Unis, Mike Pence, a effectué son troisième périple en Amérique Latine avec l'objectif avoué d'obtenir de l'appui aux agressions de son gouvernement contre le Venezuela y compris à la l'option militaire et confirmer l'actualité de la Doctrine Monroe qui se synthétise dans la phrase « l'Amérique aux Américains ou plutôt aux nord-américains.

Mike Pence a visité le Brésil où il s'est entretenu avec le président non-élu Michel Temer, fer de lance de l'offensive contre la patrie de Bolivar non seulement en raison de la proximité géographique de son pays mais aussi de la docilité dont il fait preuve à l'égard de Washington.

Il ne faut pas perdre de vue que le Géant Sud-américain a pris l'engagement de remettre aux États-Unis le contrôle du Centre de Lancement d'Alcantara dont l'opération est partagée maintenant par le force aérienne locale et le Programme Spatial Brésilien et qui, avec celui de Kouru, en Guyane Française, sont les seuls de leur type en Amérique Latine.

Le vice-président étasunien a poursuivi son périple en Équateur dont le gouvernement du président Lenin Moreno se montre enclin à se placer sous l'hégémonie impériale et à se joindre aux programmes interventionnistes de Washington.

La troisième escale de Pence, au Guatemala est considérée comme une preuve d'arrogance et d'hypocrisie de même que son entretien avec le président discrédité Jimmy Morales et avec son homologue du Honduras Juan Orlando Hernández

La visite a coïncidé avec la crise générée par la séparation de familles sans papiers à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. La majorité des enfants séparés de leurs parents étaient guatémaltèques, honduriens et salvadoriens, thème qui a été absent pendant le périple.

Il s'est agi d'un périple basé sur la doctrine Monroe, conçu et réalisé pour renforcer l'hégémonie sur une région que les États-Unis considèrent comme leur arrière-cour depuis que cette doctrine a été créée en 1822.

Ce texte attribué a John Quincy Adams quand il était secrétaire d'état et présenté par le président de l'époque James Monroe au Congrès, établit que toute intervention extra-continentale est considérée comme une menace pour la sécurité nationale des États-Unis.

Elle a été utilisée d'abord pour rejeter toute tentative éventuelle de ré-colonisation européenne. Après la Seconde Guerre Mondiale l'argument de la doctrine Monroe a été de freiner la dite expansion de l'idéologie communiste soviétique et de nos jours elle est utilisée tout simplement pour combattre des gouvernements souverains et progressistes ou pour attaquer n'importe quel expression d'intégration régionale excluant l'empire du Nord.

C'est la seule raison des attaques de plus d'un demi-siècle contre Cuba après le triomphe de la Révolution, de la guerre économique contre le Venezuela chaviste et des tentatives de déstabilisation du Nicaragua sandiniste.

Washington n'est pas du tout intéressé par le bien-être et le développement de nos peuples. Il s'intéresse à nos richesses naturelles, à notre importance géopolitique et à nos ressources énergétiques et c'est l'enjeu des luttes d'aujourd'hui : le maintien de la souveraineté, de la culture, de l'identifié et des racines qui font de nous ce que nous sommes, unis dans notre grande diversité.

 

 

 

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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