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Les gilets jaunes : une explosion citoyenne

Image: BBC

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Le dernier mois et demi de 2018 sera rappelé comme un cauchemar par le gouvernement français du président Emmanuel Macron à cause de la rébellion des dits gilets jaunes qui l’ont mis au pied du mur et l’ont obligé à faire marche arrière dans plusieurs programmes à caractère néo-libéral.    

Depuis le 17 novembre, chaque samedi les rues de Paris, la capitale, ainsi que d’autres importantes villes de La France sont devenues de véritables champs de bataille entre les manifestants et les forces de sécurité  au cours de journées qui n’avaient jamais été vues dans l’histoire récente de ce pays.

Bien que la fin de semaine dernière ait été une journée moins intense, peut-être à cause des concessions faites par l’Élisée où à cause de la proximité des festivités de Noël et du Jour de l’An, l’expression de colère de la population a laissé d’importantes leçons que tous doivent analyser : le gouvernement, la droite,la gauche et les syndicats. 

Comme l’a dit l’intellectuel français Hervé Kempf dans des déclarations au journaliste Eduardo Febbro, publiées par le quotidien argentin Página 12, il s’est agit d’une révolte populaire dans laquelle ont pris la parole ceux que durant très longtemps les médias ont maintenus cachés . Des camionneurs, des infirmières, des chômeurs, des employés de bureau, des personnes communes et courantes accablées par les  énormes inégalités existant dans un pays riche sont descendus dans la rue exprimer leur mécontentement.

Il s’agit d’un mouvement sans leaders, surgi du pouvoir de convocation des nouvelles technologies de la communication, les réseaux sociaux.

Une autre caractéristique est le fait qu’ils n’ont pas occupé des lieux traditionnels de protestation sociale comme la Place de Bastille, de La Nation ou de la République, mais qu’ils se sont emparés des quartiers riches comme l’Avenue des Champs Élysées ou la luxueuse Avenue Foch, centre du pouvoir financier et commercial de la France et ils se sont également déployés dans des villes comme Marseille, Toulouse et Bordeaux.  

Il se peut que cela explique, souligne  Kempf, la brutalité de la réponse du gouvernement qui a lancé la police avec tout son pouvoir répressif. Des milliers de grenades lacrymogènes, des pompes à incendie, des matraques et des bâtons ont été utilisés. 

L’immense majorité des blessés sont des civils et de rares gendarmes.

Le quotidien britannique « The Daily Mail » a publié hier que les autorités françaises étaient même en train étudier l’utilisation d’une arme chimique pour maintenir les manifestants éloignés des édifices importants.

Il s’agit, selon ce média, d’une poussière chimique affaiblissante qui serait éparse par des pistolets spéciaux depuis les tourelles des blindés de la police et qui, en quelques secondes seulement couvrirait plusieurs hectares .

Si cela était vrai, on peut bien se faire une idée du degré de désespoir du gouvernement français afin de mettre un frein à un soulèvement populaire qui l’a pris de court, un phénomène surgi de ceux qui ont du mal à arriver à la fin du mois ou de ceux qui n’ont même pas de quoi le commencer mais qui voient comment les richesses s’accumulent chaque fois plus dans un petit secteur de la société.

 

 

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
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