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Des clairs-obscurs du débarquement de Normandie

De nombreuses cérémonies ont été prévues pour commémorer le 75e anniversaire du célèbre « Jour J », le débarquement des troupes alliées sur les plages françaises de Normandie qui a eu lieu le 6 juin 1944 pour ouvrir le front occidental et contribuer à la défaite de l'Allemagne nazie.

Il s'est agi de l'opération navale de plus grande envergure de tous les temps à laquelle ont participé

7 000 navires qui ont transporté depuis les côtes du Royaume Uni presque 160 mille hommes et 10 000 véhicules de combat sur l'autre rive de Canal de la Manche.

Il n'y a pas le moindre doute qu'il s'est agit d'une action militaire colossale qui a coûté la vie à 4 mille 400 effectifs des États-Unis, du Royaume Uni, du Canada et de la France et entre 4 mille et 9 mille Allemands.

L'ampleur de l'affrontement et l'héroïsme de ses protagonistes qui ont donné leurs vies pour faire face à l'une des plus graves menaces de notre espèce, le nazisme, sont incontestables et ils méritent tout le respect et toute la reconnaissance.

Il y a des choses qui n'ont cependant pas été racontées, ou qui ont été mal racontés et qu'il convient de mettre au clair si l'on veut rendre un véritable hommage aux victimes d'un des moments les plus obscurs de l'histoire : la Seconde Guerre Mondiale.

Des historiens et des chercheurs occidentaux sèment dans l'esprit des gens depuis des décennies l'idée selon laquelle le Jour D a changé le cours de l'affrontement et qu'il a marqué le début de la fin du nazisme allemand et de ses alliés de l'Italie et du Japon.

Ce n'est pas exactement comme ça. Le cours de la guerre avait changé presque un an avec la bataille de l'Arc de Kursk, du 5 juillet au 23 août 1943, quand l'armée soviétique a brisé la colonne vertébrale des troupes allemandes sur le front oriental et elle a commencé son offensive vers l'Ouest jusqu'à la prise de Berlin le 16 avril 1945.

L'ouverture du second front contre Hitler était une exigence de Staline à ses alliés occidentaux, mais ceux-ci ont mis du temps à le faire jusqu'à ce qu'ils se sont rendus compte du fait que la progression soviétique était imparable et ils ont eu peur de perdre la course à Berlin comme cela a été le cas en réalité.

L'on ne parle pas non plus avec exactitude des victimes françaises du Débarquement de Normandie où plusieurs villes ont été bombardées par les alliés jusqu'à leur destruction totale comme cela a été le cas

de Saint Lô et de Caen.

Selon l'historien militaire Stephen Bourque, les frappes aériennes des alliés avant, durant et après le débarquement ont tué quelque 60 mille civils français, des pertes supérieures à celles des deux armées qui se sont affrontées sur ces plages.

La brutalité du second massacre universel me fait penser à la phrase attribuée à Albert Einstein : « J'ignore avec quelles armes la Troisième Guerre mondiale sera combattue, mais la Quatrième sera combattue avec des bâtons et des pierres ».

 

 

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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