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Argentine : Macri a fait naufrage

La directrice exécutive du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde a porté, ce qui pourrait être le dernier coup aux ambitions de réélection du président de l'Argentine Mauricio Macri, lorsqu'elle a reconnu que la crise économique et financière dans ce pays austral est beaucoup plus grave qu'on ne pensait.

Avec une franchise inusuelle, Christine Lagarde a signalé dans un forum international : je crois qu'il s'agit d'une situation économique incroyablement compliquée à tel point que beaucoup d'acteurs, y compris nous-mêmes, nous la sous-estimons un peu quand nous commençons à élaborer un programme avec les autorités argentines ».

Si, en réalité, le FMI s'est trompé c'est regrettable, mais la vérité est qu'il est peu crédible que les experts qui se sont rendus en Argentine et qui ont connu de près la situation, aient commis l'erreur de ne pas avoir constaté des symptômes qui sont l'expression d'un désastre annoncé à court terme.

Les principaux secteurs de l'économie tombaient en chute libre dont le bâtiment et l'industrie. L'indice de production industrielle manufacturière chute depuis 14 mois et pendant les quatre premiers mois de cette année il a baissé de 10,6% par rapport à la même période de l'année dernière.

La chute de la production a entraîné celle des investissements. Les capitaux qui ont encore le temps de fuir le pays sont en train de le faire et tout cela se répercute sur le marché de l'emploi. 93% des chefs d'entreprise consultés ont signalé que le volume de main d'œuvre se maintiendra ou se réduira cette année, c'est-à-dire que le chômage augmentera.

Christine Lagarde a retourné le couteau dans une autre des plaies qui fait le plus de mal au gouvernement du parti « Changeons » : l'inflation persistante.

« Au lieu de se stabiliser et de baisser graduellement, comme nous l'avions prévu,a-t-elle dit, elle montre beaucoup plus de résistance que nous ne pensions ».

L'Argentine occupe en ce moment la huitième place parmi les dix pires économies du monde, un registre qui montre les faiblesses du système néo-libéral à l'heure de résoudre ses propres problèmes.

La directrice exécutive du Fonds Monétaire International ne s'est pas référée à l'avenir du prêt onéreux de 56 milliards de dollars que le FMI a fait au gouvernement de Macri dont la remise en quotas est sujette à de sévères inspections des comptes publics et de l'application de mesures de rajustement qui ont un impact très négatif sur la qualité de la vie de la population.

Dans son intervention, Christine Lagarde a fait une affirmation curieuse  en expliquant qu'en Argentine « il y a des développements politiques sur lesquels nous n'avons pas de contrôle et qui seront décidés par les gens » faisant ainsi une référence claire aux élections présidentielles d'octobre prochain.

Dans le langage obscur de ce type de fonctionnaires, cela implique qu'elle-même n'est pas convaincue du fait que Macri sera réélu, ce qui signifie un rude coup pour le chef d'état qui a promis un changement et qui a fait couler son pays....avec l'aide du FMI.

 

Edité par Reynaldo Henquen
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