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Registre historique des déplacés

La faim, la misère, les maladies, les guerres et même les effets du changement climatique figurent parmi les raisons pour lesquelles un nombre croissant de personnes sont obligées de quitter leurs lieux d'origine ou de résidence à la recherche d'un autre endroit où elles croient qu'elles résoudront leurs principaux problèmes ou qu'elles trouveront des opportunités.

Un rapport actualisé du Bureau du Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés , ACNUR, signale qu'en 2018 le nombre d'êtres humains se trouvant dans cette condition a atteint presque 71 millions , le plus élevé enregistré par cette institution chargée de s'occuper des besoins pressants de ces grandes masses.

Pour que l'on puisse avoir une idée de ce phénomène, ce chiffre est presque l'équivalent de la population totale de l'Amérique Centrale et des Caraïbes.

La moitié des réfugiés, quelque 35 millions, sont des enfants et une grande partie d'entre eux sont seuls que ce soit parce qu'ils sont partis sans leurs familles ou soit parce qu'au cours de leur voyage dangereux leurs proches sont morts ou se sont perdus.

L'ACNUR met l'accent dans son rapport sur une tendance inquiétante et c'est que la majorité de ceux qui cherchent à échapper à la guerre et à la violence choisissent comme destination les pays les moins développés, c'est-à-dire, les pays pauvres.

Les pays aux revenus moyens accueillent en général 5,8 réfugiés pour mille habitants et les plus riches n'acceptent en moyenne que 2,7. Le paradoxe réside dans le fait que les armes utilisées dans les guerres qui sévissent dans les pays d'origine de réfugiés sont fabriquées et vendues par les pays les plus développés.

Le rapport met également l'accent sur le fait que les demandeurs d'asile dans un autre pays ou dans un pays tiers qui sont dans l'attente d'une réponse, étaient au nombre de 3 millions et demi en 2018. Plus de la moitié avaient fait leur demande une année avant.

Les États-Unis sont les plus grands récepteurs de demandes d'asile et la plupart d'entre elles sont faites par des Mexicains et des Centraméricains pour lesquels le président Donald Trump a durci au maximum les conditions.

Pour ce qui est des personnes réfugiées dans d'autres pays, elles sont au nombre de 25,9 millions et les déplacées dans leur propre territoire national ont atteint 41,3 millions.

Selon le Haut Commissaire de l'ONU pour les Réfugiés, Filippo Grandi, tous les chiffres montrent une augmentation inquiétante raison pour laquelle l'on doit travailler intensément pour surmonter les obstacles et pour permettre à ces personnes de rentrer dans leurs lieux d'origine.

Malheureusement, pour que tout cela arrive il faudrait commencer à résoudre beaucoup des conflits armés qui existent actuellement, encourager le développement économique et social, éliminer la pauvreté et l'oppression, des fléaux que l'humanité est loin de surmonter.

Il suffit de jeter un coup d'œil sur des pays comme le Yémen, la Palestine, la Syrie, la République Démocratique du Congo, Haïti ou sur le Triangle Nord Centraméricain, pour se rendre compte du fait que dans ce domaine notre espèce est très en retard pour ne pas dire qu'elle est en marche-arrière.

 

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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