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Campagne contre les émigrants

Par Guillermo Alvarado

On pouvait s’y attendre. Tout comme prévu, Donald Trump centrera sa campagne pour la réélection sur une guerre sans quartier contre l’émigration. Il faut avouer que c’est l’un de rares arguments qui lui restent pour tenter de gagner des voix.

C’est sur cette ligne qu’on peut expliquer deux de ses actions de la semaine dernière. Tout cela après le fiasco de son meeting à Tulsa, Oklahoma, où il a réuni à peine 6 mille sympathisants alors qu’il attendait 40 mille à l’intérieur et dehors un stade qu’on voyait à moitié vide.

La première de ces actions : proroger jusqu’à la fin de l’année le gel de visas et de permis de séjour à l’intention de certaines catégories de travailleurs étrangers, convoités surtout par des sociétés technologiques et par des entreprises des services.

A ce sujet, le président Trump a affirmé que ces personnes occuperaient des postes dont ont besoin les ressortissants étasuniens. Cette affirmation trompera beaucoup des électeurs car le chômage est monté en flèche suite à la pandémie de Covid-19.

Mais Trump n’a pas dit la vérité vraie. Sa mesure vise en général des spécialistes en informatique et d’autres technologies de pointe ou des médecins et infirmiers qui sont légalement embauchés pour leur talent et leur capacité. Ces deux qualités sont vérifiées lors d’un processus rigoureux de sélection.

Un allié de Trump, le sénateur Lindsey Graham, de Caroline du Sud, a assuré que ceux qui pensent que l’émigration légale porte préjudice au travailleur local ne comprennent pas le fonctionnement de l’économie des États-Unis.

Thomas Donohue, membre de la Chambre de Commerce des États-Unis, a signalé de son côté que rejeter ces spécialistes loin de contribuer à la relance de l’économie, comme le président le croit, y portera préjudice.

Trump a d’autre part soulevé la polémique avec sa visite à San Luis, Arizona, notamment suite à ses déclarations devant le mur qu’il fait dresser à la frontière avec le Mexique. A cette occasion, Trump a affirmé que cette barrière n’a pas seulement arrêté l’émigration mais aussi le Covid-19.

Faux, M Trump. Il semble que personne n’a dit au président que son pays au grand mur accuse le plus grand nombre de cas au monde. Presque 2 millions et demi d’Étasuniens ont contracté la maladie et plus de 122 mille en sont morts.

A Phoenix, Trump s’est réuni avec quelque 3 mille jeunes. Mme le maire de la ville, Kate Gallego, a exigé le port de masques pour tous les participants. La plupart d’entre eux se sont passés de l’exigeance de la mairie, y compris le président.

Le Chef de la Maison Blanche insiste sur la reprise de l’activité économique. Pourtant, mardi et mercredi dernier, les États-Unis ont battu le record de contagions : 38 mille 115 en 24 heures. La Floride, le Texas et la Californie se sont avérés les États les plus touchés.

Malgré tout Trump ferme obstinément les yeux face à la réalité, à la vie de ses concitoyens et à la décence.

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
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