Covid: espoirs et difficultés

Édité par Reynaldo Henquen
2020-11-23 10:04:04

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Par: Guillermo Alvarado

Selon  des données récentes la pandémie de Covid-19 a infecté dans le monde plus de 56 millions de personnes dont presque un million 350 mille sont mortes et tous les espoirs sont centrés sur la fabrication de vaccins efficaces qui pourraient être prêts dans quelques mois.

Dans la course pour obtenir ce vaccin participent jusqu’à présent 48 candidats vaccins enregistrés auprès de l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé dont beaucoup sont impulsés par l’objectif d’obtenir des bénéfices juteux et seuls quelques-uns avec des objectifs vraiment humanitaires.

Ce classement inclut les deux projets cubains Soberana 1 et 2, les seuls développés par un pays latino-américain et qui maintiennent les principes de solidarité qui caractérisent ce système de santé ayant pour but de sauver des vies et pas d’obtenir des bénéfices.

D’autres candidats vaccins sont en lutte pour démontrer leur potentielle efficacité et plusieurs consortiums  ont déjà signé des contrats pour l’éventuelle vente de millions de doses. Je me réfère, par exemple, aux laboratoires germano-étasuniens ou le britannique Oxford-AztraSeneca.

Pour des transnationales de ce type, la pandémie est devenue une occasion de faire de juteuses affaires.

Pour que l’on ait une idée des coûts qu’impliquent ces opérations, l’Organisation Panaméricaine de la Santé, l’OPS, a annoncé que pour vacciner 20% de la population de cette région l’on a besoin de 2 milliards de dollars, chiffre que beaucoup de pays n’ont pas.

En plus de l’argent, d’autres sujets épineux restent en suspens, comme cela est le cas des réfugiés et des migrants concentrés dans des campements hors de leurs pays et dont on ne sait pas clairement qui sera chargé de les immuniser.

Cette semaine, le directeur de l’Office International pour les Migrants, Antonio Vitorino, a rappelé aux membres de l’Union Européenne qu’ils ont l’obligation de garantir l’accès à de futurs vaccins à toutes les personnes qui sont dans sur leur territoire et pas seulement à leurs citoyens.

Il a averti avec une crudité particulière qu’il ne s’agit pas seulement  d’une question humanitaire, mais aussi d’une question de sécurité sanitaire de la population en général des pays d’accueil des migrants.

Il est vraiment préoccupant ce qui arrive sur les côtes du Nord de l’Afrique, comme en Lybie, qui en plus d’être un point de départ, concentre dans des conditions désastreuses des dizaines de milliers de personnes de ce continent.

Alors que l’on est sur le point d’atteindre le premier anniversaire de l’apparition des premiers cas de cette maladie, des espoirs, des frustrations et plus d’interrogations se combinent sur son évolution et sa fin éventuelle.

 

 

 



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