Équateur : des jours décisifs

Édité par Reynaldo Henquen
2021-02-03 11:49:06

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Prensa Latina.

Par Guillermo Alvarado

Les élections générales de l’Équateur auront lieu le dimanche 7 février prochain. Celles-ci pourraient changer le cours du pays, fortement touché à présent par la pandémie du Covid-19, les dictats du Fonds Monétaire International et l’incompétence gouvernementale pour gérer la crise sanitaire.    

Les scrutins serviront à élire le nouveau président et vice-président, les membres de l’Assemblée Législative et les autorités locales.

Le nombre de formules qui se présenteront à la consultation constitue une preuve de atomisation politique extraordinaire de cette nation, 16 binômes se présenteront pour la présidence, bien que les sondages signalent que seulement deux ont des possibilités réelles de remporter la victoire, même s’il est probable que cela n’arrivera pas au premier tour.

La première place correspond à l’économiste Andrés Arauz, accompagné du journaliste Carlos Rabascall, tous deux proposés par la coalition progressiste Union pour l’Espoir, qui reprend les principes du mouvement Révolution Citoyenne, de l’ancien président Rafael Correa.

Une moyenne de 9 enquêtes accorde à Arauz 34,7% d’avantage par rapport  à son principal rival, Guillermo Lasso; celui-ci avec 26 points à son actif, a été proposé par l’organisation de droite CREO (Je crois), représentant les secteurs les plus conservateurs et plus riches de l’Équateur.

Selon les lois électorales en vigueur, pour gagner le premier tour il faut avoir la moitié des voix plus une ou bien atteindre 40% et un avantage de 10 points de pourcentage sur la deuxième place.

Il n’y a aucun doute que celle-ci est la meilleure option de la formule Arauz-Rabascall, tenant compte de tous les obstacles que les autorités ont dressés sur leur chemin pour empêcher  leur participation aux élections.  

Même ces derniers jours une version a circulé comme quoi le Conseil National Électoral prétendrait suspendre les élections sous prétexte de la pandémie de Covid-19, mais en réalité ce qu’il essayait de cacher avec cette mesure était d’éviter l’éventuelle victoire de l’Union pour l’Espoir. 

Un élément pourrait avoir un impact négatif sur les résultats et c’est bien l’apathie de la population vis-à-vis des scrutins. Selon les instituts de sondage celle-ci atteint 37% des citoyens.

La déplorable gestion de la pandémie par l’actuel président Lenin Moreno a provoqué que la maladie s’empare du pays, rendant presque impossibles les activités de la campagne électorale pour éveiller l’enthousiasme des gens et les animer à voter.

Des jours décisifs approchent au cours desquels une profonde réflexion s’impose sur la manière dont on peut transformer l’avenir du pays et le conduire de la douleur et l’incertitude vers l’espoir et l’optimisme.

 

 



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