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Les tensions raciales aux États-Unis loin de diminuer s'accentuent.

 

 

Par María Josefina Arce

 

Ferguson est aujourd'hui une poudrière. La proximité du verdict du jury dans l'affaire de la mort, en août dernier, du jeune noir Michael Brown, tué par un policier blanc a une fois de plus, agité le climat de cette petite ville de la banlieue du comté de San Luis, où plus de la moitié de la population est noire et où la plupart des agents de police sont blancs.

 

Ce triste incident et les provocations qu'il a soulevé tout au long du territoire étasunien a, une fois de plus, mis au grand jour, la brutalité qui caractérise les agents de l'ordre et le caractère racial de ces pratiques violentes.

 

Nombreux sont ceux qui craignent que le verdict de 12 jurés soit favorable au policier et qu'il ne soit pas traduit en justice, ce qui ne surprendrait personne. Ce n'est pas la première fois que des preuves ont été mésestimées et que les auteurs de faits violents et des abus contre des Afro-américains ou latinos soient déclarés innocents et mis en liberté.

 

Rappelons la triste affaire de Rodney King, victime en mars 1991 de la brutalité policière et dont les agresseurs n'ont pas été jugés.

 

Il est vrai que la discrimination raciale est une vieille blessure de la société américaine qui ne guéri pas.

 

Durant les protestations, Eric Holder, qui occupait le poste d'Attorney Général, avait admis qu'il y a un racisme présent dans certaines politiques qui empêchent encore l'égalité d'opportunités et provoque que les sentences dictées contre des Afro-américains soient 20% plus longues que celles imposées aux Blancs pour un même crime.

 

Les citoyens étasuniens les plus pauvres sont en règle générale, des Afro-américains, ils sont aussi les plus vulnérables. La population carcérale étasunienne est majoritairement formée d'Afro-américains.

C'est le cas de Ferguson, dont la population est très touchée par la pauvreté. Un de ces habitants sur 4 vit au delà du seuil de pauvreté. Le chômage affecte 13% de la population de cette ville, notamment les noirs, soit quelque 14.000 habitants.

 

Selon des chiffres officiels, le nombre de familles qui ont demandé à bénéficier des programmes de logements publics a triplé ces derniers temps.

 

Très peu de politiques semblent comprendre cette réalité. Alors que nombreux sont ceux qui aiguisent les tensions raciales et ont recours à la violence.

 

Maintenant le gouverneur du Missouri, Jay Nixon, a déclaré l'état d'urgence de peur que des protestations aient lieu lorsque le jury va se prononcer sur le cas de Michael Brown.

 

Les déclarations du gouverneur se sont traduites par un déploiement de la Garde Nationale, chargée d'appuyer la police de cet état. C'est la seconde fois, en mois de 3 mois, que Nixon ordonne le déploiement de cette force.
 

Une chose est certaine. Le racisme est un sérieux problème aux États-Unis, qui ne sera pas résolu en employant davantage la force. Il reste l'une des questions que ce pays, qui se vente de garantir la pleine égalité à ses citoyens, doit encore résoudre.

Edité par Reynaldo Henquen
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