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Le double standard des États-Unis en matière de trafic de drogues est honteux

Les États-Unis, qui sont le plus grand marché de consommation de drogues sur la planète, viennent d'inclure la Bolivie dans la liste qu'ils dressent de façon unilatérale et selon leur gré, de pays qui, à leur avis, ne s'acquittent pas de leurs responsabilités dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

On pourrait croire qu'il s'agit d'une blague, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Le plus grand consommateur de drogue s'arroge le droit de condamner l'un des pays qui jouissent même de la reconnaissance de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, justement par son affrontement de ce fléau.

Cette entité a assuré qu'en 2013 les autorités boliviennes ont obtenu une réduction sans précédents dans le nombre de plantations de feuille de coca et cela sans la supervision de l'agence antidrogue des États-Unis, la tristement célèbre DEA, et ce qui est le plus important , sans criminaliser les producteurs indiens et dans le respect le plus absolu de la culture et des traditions ancestrales.

L'année dernière 192 tonnes de drogue de divers types ont été confisquées lors de 12 000 opérations réalisées sur tout le territoire bolivien. 3 267 personnes ont été capturées, 26 avions ont été retenus, 5126 fabriques de cocaïne et 73 laboratoires clandestins ont été détruits.

C'est beaucoup plus de ce qui a été fait par l'ensemble des gouvernements néolibéraux ou lorsque la DEA travaillait en toute impunité dans ce pays.

Le représentant à La Paz de l'Office de l'ONU contre la drogue, Antonino de Leo, a expliqué qu'il s'agit d'un modèle qui pourrait éveiller l'intérêt de nombreux autres pays qui doivent relever le défi de réduire les cultures illicites.

Alors que la Bolivie consent de tels efforts, aucune information n'est donnée sur la mise en marche par les États-Unis de plans efficaces pour réduire la consommation de stupéfiants parmi la population ou combattre les maffias qui à l'intérieur de leur territoire, se consacrent à l'importation et à la distribution de stupéfiants.

Alors que l'identité de la plupart des chefs de file des bandes qui opèrent en Amérique Latine est connue de tous, le secret le mieux gardé est l'identité de ceux qui dirigent ce négoce illicite une fois que les cargaisons ont traversé la frontière et qu'ils se trouvent sur le sol des États-Unis.

Un autre mystère est la façon dont les gros bénéfices du trafic engraissent d'une façon ou d'une autre, le système financier de ce pays où ces capitaux sont blanchis.

L'expert de l'Université Nationale Autonome de Mexico, Javier Oliva, a signalé qu'il est inexplicable que l'on n'avance pas sur la solution de ce problème et que l'on insiste sur une politique militaire, exécutée à l'extérieur des États-Unis. Rappelons que jusqu'à présent elle n'a pas donné de résultats évidents, sinon la multiplication du nombre de victimes innocentes.

Ce n'est pas par hasard que le président de la Bolivie, Evo Morales, a assuré récemment que le narcotrafic est une affaire du système capitaliste ce qui équivaut à dire qu'on n'y mettra fin qu'en s'éloignant de cette logique où l'argent, d'où qu'il vienne, dira toujours le dernier mot.

 

Edité par Peio Ponce
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