Barack Obama commence sa dernière année à la Maison-Blanche

Avec bon nombre de points en suspens sur son agenda et très peu de temps pour les résoudre, le président des États-Unis, Barack Obama, commence sa dernière année à la Maison-Blanche. A ne pas oublier que les élections présidentielles sont prévues au mois de novembre.

Après deux périodes à la présidence, les jours semblent s’écouler pour le président étasunien comme du sable entre les doigts, alors que la diplomatie étasunienne reste sans résoudre de graves problèmes au Moyen-Orient, en particulier la fin des attaques israéliennes et la proclamation de l'État palestinien, comme formule pour en finir avec des décennies d’instabilité et de guerres qui affectent tous les pays voisins.

 

Tout semble indiquer que Barack Obama ne verra pas non plus depuis le siège de la présidence la fin de l’organisation terroriste État islamique, fils bâtard de la violence que l’Occident a implanté dans cette région de la planète et qui a semé tant de douleur et de souffrance sans que, à part les efforts déployés par la coalition russe-syrienne, il y ait des tentatives sérieuses pour le neutraliser, surtout, pour ce qui est des sources énormes de financement. Celles-ci sont pratiquement intouchables.

 

D’autre part, il faut penser que le président étasunien a très peu de chances de tenir la promesse faite il y a déjà huit ans: la fermeture du camp de prisonnier de la base navale de Guantanamo. Celle-ci, rappelons-le, occupe illégalement une partie du territoire cubain.

 

Sur le plan de la politique intérieur, la réforme migratoire est aussi dans l’air alors qu’il est question de résoudre la situation de millions de sans papiers qui contribuent avec leur travail au développement de la première économie mondiale.

 

Ces dernières semaines, les autorités ont donné un élan inusité au programme de recherche et d’expulsion de sans papiers. Des organisations humanitaires ont dénoncé les filatures organisées par le département de la sécurité nationale en Géorgie, où des agents ont fait irruption dans des maisons et arrêté des femmes et des enfants d’origine latino-américaine. Le nombre d’expulsion atteint plusieurs dizaines de milliers.

 

D’autres mesures sont encore plus difficiles à mettre en application par Obama, dont la totale normalisation des relations avec Cuba qui implique la levée du blocus, la restitution du territoire occupé par la base navale de Guantanamo, la cessation de tout genre d’agression et une compensation au peuple cubain.

 

Le Congrès des États-Unis dominé par le Parti républicain joue contre le président Obama mais il pourrait quand même user de son autorité exécutive s’il avait la volonté nécessaire.

 

Dans quelques semaines, l’attention politique et publique s’éloignera de la Maison Blanche pour se centrer sur la campagne électorale. Au mois de février sont prévues les élections primaires du Parti républicain au New Hampshire.

 

Au milieu de l’année, les chances d’Obama de remplir son agenda seront minimes et ses promesses entreront dans l’histoire comme lettre morte de même que le Prix Nobel de la Paix qu’il n’a jamais su honorer.

Édité par Tania Hernández



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