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New York Times : le belliciste Rubio enverrait des troupes aussi bien en Libye qu'en Syrie

Par Jean Guy Allard

Marco Rubio, l'un des aspirants pour le Parti Républicain à la candidature en vue des présidentielles de 2016 aux États-Unis est d'origine cubaine. Ce personnage ment lorsqu'il se présente comme un Cubain victime « du régime de Castro », car ses parents ont quitté Cuba avant le triomphe de la Révolution. Rubio est le candidat favori de la maffia cubano-américaine, la même qui appuyait le règne de la terreur du dictateur Fulgencio Batista.

 


Le journal Buenos Aires Herald a démontré que les fonds vautour, ceux même qui tentent d'arnaquer l'Argentine, ont engraissé ses fonds de campagnes, aux cotés d'un autre favori de la maffia cubano étasunienne, le sénateur Robert “Bob” Menéndez, symbole de la corruption au sein du Congrès étasunien.

 

Dans un commentaire, le New York Times souligne que Marco Rubio, l'ennemi numéro un du Venezuela au Congrès aurait envoyé des troupes combattre aussi bien en Lybie qu'en Syrie. Cet important quotidien étasunien estime que si le candidat d'Ileana Ros-Lehtinen, était élu à la présidence, il faudrait s'attendre au mieux à ce que la politique extérieure de son administration, soit une copie de celle de Ronald Reagan, mais avec des « imprudences et des embarras ».

Le journal augure un bon débat entre Rubio et Rand Paul, qui lui aussi brigue la candidature républicaine aux présidentielles de 2016.

L'analyste Ross Douthat, qui signe l'article intitulé La lutte dont les Républicains ont besoi n maintenant, fait remarquer que le Parti Républicain a remporté une victoire écrasante aux récentes élections de mi-mandat . Il analyse les politiques défendues par les deux candidats et met l'accent sur l'extrémisme dont fait étalage Rubio dans les grands débats de politique extérieure.

“Le Parti a une majorité aisée à la Chambre des Représentants et une marge solide au Sénat et il fait face à un président sortant , enfermé dans une bulle d'estime de soi-même aigrie », -souligne Douthat, le plus jeune des éditorialistes du New York Times, connu par ses positions conservatrices.

“Cela signifie que les débats politiques à Washington pourraient être engloutis par le manque d'habilité présidentielle et si la prochaine campagne des primaires républicaines se présente comme la dernière, le discours conservateur pourrait devenir rapidement une zone libre d'idée”.

Il y a des raisons de s'attendre à ce que cette fois-ci les choses soient différentes- signale le spécialiste du Times. Rubio et Paul ne sont nécessairement les plus qualifiés des aspirants républicains, -signale cet éditorialiste qui précise qu'ils sont relativement jeunes, qu'ils manquent d'expérience exécutive et que leurs registres législatifs sont modestes.

Tous deux expriment des idées bien délimitées, ce qui contraste avec la majorité de leurs potentiels rivaux-parmi eux Jeb Bush, qui à l'heure actuelle ne le sont pas.

C'est particulièrement en matière de politique extérieure, où la différence entre les deux politiques se renforce, selon Douthat.

Paul se présente comme l'héritier de la tradition réaliste de la politique extérieure républicaine, alors que le record et les déclarations de Rubio sont dans la droite ligne de la politique néo conservatrice qui a caractérisée l'ère Bush.
 

« Pour utiliser des exemples spécifiques de l'ère Obama, un Parti Républicain dirigé par Paul s'opposerait -signale ce journaliste- aux interventions comme celle de la Libye, à laquelle il donne le qualificatif d'humanitaire et il éviterait des tactiques comme les efforts pour aider les opposants syriens.


Contrairement, un parti républicain conduit par Rubio “pourrait être disposé à mettre les bottes étasuniennes sur le terrain dans les deux situations citées. Il ne s'agit pas de petites différences, elles pourraient même être amplifiées lors des crises plus grandes”- explique Ross Douthat.

Pour imaginer Rubio comme un président ayant du succès en matière de politique extérieure, je dois imaginer une administration faite dans le même moule que celle de Ronald Reagan, où la rhétorique de ligne dure coexiste avec une profonde prudence dans l'usage des troupes terrestres des États-Unis, mais je crois qu'il y a des raisons de se préoccuper de commettre plutôt des imprudences et de se retrouver dans le bourbier.”.

Douthat termine en souhaitant que le parti puisse voir ses deux hommes se projeter lors d'un débat. Peut être se terminerait-il avec un vainqueur et un vaincu, mais il aborderait des thèmes sur lesquels les Républicains doivent travailler, avant de reprendre, une fois de plus, le contrôle de la Maison Blanche.
 

Edité par Tania Hernández
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