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Discours prononcé par Raúl Castro au Sommet extraordinaire de l'ALBA du 18/03/2015

Discours prononcé par Raúl Castro Ruz, Premier Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et Président du Conseil d'État et du Conseil des Ministres au 9e Sommet Extraordinaire de l'ALBA-TCP, l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples, convoqué en signe de solidarité avec le peuple frère du Venezuela, qui s'est tenu à Caracas, le 17 mars 2015.

Chers Chef d'État et de Gouvernement de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique ;

Chers chefs de délégations et invités;

Camarades :

L'ALBA nous convoque aujourd'hui pour réaffirmer notre soutien le plus ferme au peuple et au gouvernement bolivariens face aux plus récentes actions interventionnistes et face aux menaces du gouvernement étasunien contre le Venezuela.

Les faits démontrent que l'histoire ne peut pas être ignorée. Les relations des États-Unis avec l'Amérique Latine et les Caraïbes ont été marquées par la « Doctrine Monroe » et par l'objectif d'exercer la domination et l'hégémonie sur nos nations.

Bolivar avait auguré que les États-Unis « semblent destinés par la Providence à répandre la misère en Amérique au nom de la Liberté » et Martí était mort au combat sans avoir pu achever une lettre dans laquelle il expliquait le « devoir d'empêcher à temps avec l'indépendance de Cuba que les États-Unis ne s'étendent par les Antilles et qu'ils ne s'abattent, avec cette force supplémentaire, sur nos terres d'Amérique ».

 

Puis s'en sont suivis les interventions militaires, les coups d'état, les manœuvres pour renverser des gouvernements nationalistes ou progressistes ; le soutien à des dictatures militaires sanglantes, les opérations cachées, l'appui au terrorisme et à la subversion, ainsi que l'appropriation et le pillage de nos ressources pour perpétuer la dépendance et le sous-développement.

La hardiesse victorieuse consistant à mener de l'avant une Révolution Socialiste à 90 miles seulement des États-Unis, a impliqué des sacrifices, des souffrances, des pertes humaines et des privations matérielles immenses pour le peuple cubain, soumis dès le triomphe même de la Révolution, cela fait 56 ans, à tout type d'hostilités, y compris l'appui et l'organisation de bandes armées dans les montagnes depuis la fin de la propre année 1959 -c'est-à-dire, depuis la même année du triomphe de la Révolution-, l'invasion de la Baie des Cochons en 1961 et l'officialisation du blocus en 1962, le tout avec l'intention avouée de vaincre la Révolution et de changer l'ordre politique, économique et social que nous avons librement décidé de nous donner et réaffirmé après au cours d'un référendum constitutionnel.

Le résultat a été l'échec retentissant, les dégâts causés à notre peuple et l'isolement total des États-Unis dans leurs objectifs, comme l'a reconnu récemment le Président Barack Obama lorsqu'il a annoncé une nouvelle politique et lorsqu'il s'est fixé pour but d'ouvrir un nouveau chapitre. Cependant, les porte-parole de son gouvernement prennent bien soin de mettre au clair que les objectifs restent les mêmes et que ce ne sont que les méthodes qui changent.

Le triomphe de la Révolution Bolivarienne a marqué un jalon extraordinaire dans l'histoire du Venezuela et de toute la région, qui a commencé à se réveiller de la longue nuit néo-libérale. Une époque de changements a commencé dans le continent et d'autres pays ont décidé d'emprunter le chemin de la pleine indépendance et de l'intégration et de brandir de nouveau les bannières de nos patriotes illustres.

Nous avons assisté à la naissance de l'ALBA, de l'UNASUR, de la CELAC, qui se sont jointes, dans leur diversité, à des organisations et à des initiatives précédentes à vocation latino-américaniste et caribéenne authentique, fondées sur des principes de solidarité, de coopération, de justice sociale et de défense de leur souveraineté.

PETROCARIBE a été une contribution extraordinaire, généreuse et humaniste du Président Hugo Chávez Frías. L'on prétend maintenant détruire PETROCARIBE pour menacer ses pays membres, les soumettre aux transnationales pétrolières et les séparer du Venezuela. L'on ne se rend pas compte du fait que nos peuples ont décidé, de façon irréversible, de poursuivre leur progression imparable et de lutter pour un monde multipolaire et juste dans lequel ceux qui ont été historiquement exclus, fassent entendre leurs voix, dans lequel ils aient l'espoir et la dignité.

L'impérialisme étasunien a essayé, en vain, pratiquement toutes les formules de déstabilisation et de subversion contre la Révolution Bolivarienne et Chaviste, pour reprendre le contrôle des plus grandes réserves pétrolières de la planète et assener un coup au processus d'intégration et d'émancipation qui se déroule dans notre Amérique.

L'Ordre Exécutif, arbitraire, agressif et infondé émis par le Président des États-Unis contre le gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela, le qualifiant de menace à leur sécurité nationale, démontre que les États-Unis peuvent sacrifier la paix et le cap des relations hémisphériques et avec notre région pour des raisons de domination et de politique interne.

L'idée selon laquelle un pays solidaire comme le Venezuela, qui n'a jamais ni envahi ni agressé aucun autre et qui contribue de façon substantielle et altruiste à la sécurité énergétique et à la stabilité économique d'un nombre considérable de nations du continent, puisse représenter une menace pour la sécurité de la plus grande puissance de l'histoire, est insoutenable.

Nous appuyons la position digne, courageuse et constructive du Président Nicolás Maduro qui, malgré la gravité de la menace, a tendu la main au Président des États-Unis pour entamer un dialogue basé sur le droit international et sur le respect mutuel conduisant à l'abrogation inconditionnelle de l'Ordre Exécutif du Président Obama et à la normalisation de leurs relations. L'ALBA et la CELAC devraient accompagner cette proposition.

Aujourd'hui le Venezuela n'est seul, ni notre région n'est la même d'il y a 20 ans. Nous ne tolérerons pas que l'on porte atteinte à la souveraineté ou que l'on trouble, en toute impunité, la paix dans la région.

Comme nous l'avons signalé, les menaces contre la paix et la stabilité au Venezuela constituent aussi des menaces contre la stabilité et la paix régionales.

La paix que le Venezuela réclame aujourd'hui et dont nous avons besoin tous, une « paix avec justice, avec égalité, la paix debout, pas la paix à genoux, est la paix avec dignité et développement », comme l'a indiqué Maduro, est celle envers laquelle nous nous sommes engagés dans la Proclamation de l'Amérique Latine et des Caraïbes comme Zone de Paix, adoptée au IIe Sommet de la CELAC à La Havane.

La position de notre pays dans ces circonstances reste invariable. Je réaffirme la solidarité ferme de la Révolution Cubaine avec la Révolution Bolivarienne, avec le Président constitutionnel Nicolás Maduro et avec l'union civique et militaire à la tête de laquelle il se trouve. Je réaffirme la loyauté absolue à la mémoire du Commandant Hugo Chávez Frías, le meilleur ami de la Révolution Cubaine.

Comme nous l'avons déjà déclaré, nous réaffirmons « une fois de plus que les coopérants cubains qui se trouvent dans cette nation sœur, continueront à s'acquitter de leur devoir dans n'importe quelle circonstance, au bénéfice du peuple vénézuélien, frère, solidaire et noble ».

Les États-Unis devraient comprendre, une bonne fois pour toutes, qu'il est impossible de séduire ou d'acheter Cuba et d'intimider le Venezuela. Notre unité est indestructible.

Nous ne céderons pas non plus d'un pouce dans la défense de la souveraineté et de l'indépendance ; nous ne tolèrerons aucun type d'ingérence, de condition concernant nos affaires intérieures.

Nous continuerons à défendre les causes justes dans Notre Amérique et dans le monde ; nous ne laisserons jamais seuls nos frères de lutte. Nous sommes venus ici serrer des rangs avec le Venezuela et avec l'ALBA et réaffirmer que les principes ne sont pas négociables.

Pour défendre ces convictions, nous assisterons au VIIe Sommet des Amériques. Nous exposerons nos positions, avec fermeté, clarté et respect. Nous rejetterons avec détermination toute tentative d'isoler et de menacer le Venezuela et nous demanderons la fin définitive du blocus contre Cuba.

La société civile cubaine sera la voix des sans voix et elle démasquera les mercenaires que l'on présentera là-bas comme société civile de Cuba et leurs patrons.

Nous devons convoquer tous les peuples et gouvernements de Notre Amérique à nous mobiliser et à être vigilants en défense du Venezuela. La solidarité constitue les fondations de l'unité et de l'intégration régionale.

 

 

 

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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