Jorge Arreaza confirme que le Venezuela honorera son engagement envers les droits humains

Caracas, 7 oct. (RHC).- Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, a confirmé l’engagement du gouvernement bolivarien de travailler de concert avec le bureau du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme.

Le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies venait d’adopter, par 14 voix pour, 7 contre et 26 abstentions, une résolution qui vise à «renforcer le travail conjoint» entre le bureau du Haut-Commissaire de l'organisation et le gouvernement du président Nicolas Maduro.

«L'engagement du Venezuela envers les droits humains est absolu», a déclaré le chef de la diplomatie vénézuélienne. Jorge Arreaza s'est félicité de l'approbation de la résolution malgré la pression féroce exercée par les États-Unis, ainsi que par leurs pays satellites, pour l'empêcher.

Le Brésil, le Chili, le Pérou et l'Uruguay ont voté contre la résolution. Au vu de ce fait, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a réagi : "Il est étrange de voir le vote inexpliqué de certains pays qui prétendent être des défenseurs des droits de l'homme, mais qui ne soutiennent pas une résolution visant à renforcer les droits humains par le biais du Haut-Commissariat».

En même temps, Jorge Arreaza a remercié le soutien des gouvernements «libres et souverains» qui, selon lui, sont intéressés à ce que l'ONU progresse dans les politiques visant à garantir les droits humains, sans s'attaquer ou intervenir dans les affaires intérieures en les utilisant «comme prétexte».

La nouvelle résolution prévoit notamment de tripler le nombre d'agents des droits de l'homme des Nations Unies dans le pays, qui bénéficieront d'une «plus grande autonomie juridique». Elle prévoit également la formalisation d'un mécanisme d'échange d'informations sur les cas individuels et la possibilité d'ouvrir un bureau permanent à Caracas.

En 2019, des fonctionnaires du bureau du Haut-Commissariat ont visité le siège du Service national de renseignement bolivarien (SEBIN) et la Direction générale du contre-espionnage militaire (DGCIM), où ils ont mené des entretiens avec 39 prisonniers politiques. Ils ont également visité 14 des prisons du pays.

Par ailleurs, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a adopté une résolution introduite par le Groupe de Lima.

Le gouvernement vénézuélien a  qualifié cette résolution de nouvelle tentative d'ingérence dans ses affaires intérieures.

La résolution en question vise à maintenir pour deux ans supplémentaires la mission d'enquête sur les violations présumées des droits humains au Venezuela.

Certains des pays membres du Conseil ont voté en faveur des deux résolutions concernant le Venezuela, ce qui a été qualifié de «surprenant» par les autorités vénézuéliennes.

La mission d'enquête sur les violations présumées des droits humains au Venezuela a été mise en place en 2019. Un an plus tard, elle a présenté son premier rapport, que le Venezuela a dénoncé pour son caractère politiquement motivé et non professionnel.

Caracas a souligné que la rédaction du rapport susmentionné a été financée par le Groupe de Lima, et que les enquêteurs présumés n'ont jamais mis les pieds sur le territoire vénézuélien ni demandé de données aux autorités, mais ont plutôt mené leur «enquête » sur la base de rapports provenant des réseaux sociaux.

Source: TeleSur

Édité par Francisco Rodríguez Aranega



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