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Un “enfant” espiègle et imprévisible perturbe le climat

Le phénomène météorologique connu comme “El Niño”, l'Enfant, qui se caractérise par un réchauffement inusuel des eaux de l'océan Pacifique, ce qui provoque de nombreux problèmes climatiques, pourrait être cette année, l'un des plus forts et persistants des dernières décennies, avec des effets imprévisibles dans des régions aussi éloignées des côtes de l'Amérique du Sud que l'Australie.

Selon les spécialistes il y a plusieurs aspects à prendre en compte pour mesurer l'intensité de cet événement climatique. Les niveaux des eaux des océans s'élèvent sous l'effet de grosses masses d'eaux chaudes. Cela vient se joindre à l'effet de serre découlant de la pollution. Cette année dans les pôles, la température a dépassé la moyenne, notamment dans l'Arctique, que certains ont baptisé «l'air climatisé de la planète».

« EL Niño » atteint son point le plus puissant au mois de décembre, mais à cette date il ne donne pas de signes d'affaiblissement et pourrait s'étendre jusqu'au printemps.

Sans faire des pronostics catastrophistes, il faut dire que les pluies intenses de la fin 2015 ont provoqué des inondations sévères au Paraguay, en Uruguay, en Argentine et au Brésil, entre autres pays sud-américains, ainsi que des tempêtes aux États-Unis, phénomènes qui ont laissé des dizaines de morts.

Les appels aux gouvernements à adopter des plans visant à protéger la population et à minimiser et réparer les dommages économiques pouvant être provoqués par ce phénomène sont donc opportuns.

Le réchauffement anormal de l'eau de la mer risque d'occasionner la mort de nombreuses espèces qui ne résistent pas aux variations brusques de températures. Ce problème a, bien entendu, un impact négatif sur la pêche et d'autres activités productives.

Les pluies intenses et les inondations sont un bouillon de culture de maladies, comme le choléra qui peuvent donner lieu à des épidémies difficilement maîtrisables.

On doit prendre en compte aussi les perturbations dérivées de la baisse de la pression atmosphérique, l'humidité persistante et l'abondance de nuages.

Il y a des météorologues qui avertissent qu'à cette occasion «El Niño» pourrait être le plus intense de toute l'histoire ou du moins se classer parmi les 5 pires depuis que son comportement est étudié.

Cependant, il y a certains effets positifs qui ne doivent pas être négligés tels que les bénéfices des pluies pour l'agriculture durant l'été dans le Sud de notre continent, qui s'étend de novembre à mars, ce qui contribue à une amélioration des rendements des cultures de soja et de maïs.

En tout cas, il faut bien différencier les caractéristiques d'El Niño, et de son antithèse, «La Niña» qui sont des phénomènes totalement naturels, de celles d'autres causées par la conduite irresponsable de l'être humain dans la nature.

Tous les désastres pouvant survenir durant cette période, ne peuvent pas être attribués à ces «enfants» capricieux, car nombreux n'existeraient pas sans la pollution de tout type que l'Homme provoque et qui pourrait nous conduire à un point critique dans un délai pas si éloigné, comme l'ont signalé plusieurs personnalités conscientes lors du récent sommet du Climat à Paris.

 

Edité par Lisandra Marrero
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