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Cuba dénonce une manœuvre anti-cubaine au comité des Affaires étrangères du Sénat des États-Unis

La Havane, 10 janvier. (RHC).- Josefina Vidal, directrice des États-Unis au ministère cubain des Affaires étrangères, a dénoncé ce mardi la manœuvre anti-cubaine orchestrée au sein du comité des Affaires étrangères du Sénat des États-Unis. Elle s'est ainsi référée à la session organisée par ce comité, mardi, pour aborder l'affaire des troubles de santé décrits par des diplomates étasuniens en poste à La Havane.

«Une audience a été réalisée au sein du sous-comité pour l'hémisphère occidental du comité des Affaires étrangères du Sénat. Elle a été organisée par le sénateur de la Floride, Marcos Rubio et co-présidée par le sénateur démocrate du New Jersey, Robert Menendez. Les deux, avec un vaste curriculum de travail contre les meilleures relations entre Cuba et les États-Unis et promoteurs de tout type de propositions législatives et politiques qui affectent les intérêts des peuples cubain et étasunien et qui favorisent une minorité chaque fois plus isolée. Une minorité qui tire historiquement des profits de l'agression contre Cuba.

Le titre même de l'audience, je cite «attaques contre des diplomates étasuniens à Cuba» mettait en évidence que le véritable but de cette réunion, pour laquelle ont été convoqués trois hauts fonctionnaires du Département d'État, n'était pas d'établir la vérité mais d'imposer de force et sans aucune preuve, une accusation qu'ils n'ont pas pu prouver. Personne n'est surpris des accusations sans fondements ou des fabrications des sénateurs anti-cubains dont le seul agenda politique ces dernières années a été de mener nos deux pays vers une confrontation, sans regarder les conséquences. Leur manque total de scrupules et de crédibilité est reconnu. La grande victime de l'audience d'aujourd'hui a été la vérité.

Pour le gouvernement cubain, les déclarations irresponsables réalisées par le secrétaire adjoint pour les questions de l'hémisphère occidental du Département d'État, Francisco Palmieri, s'avèrent inacceptables.

Le directeur des affaires médicales du Département d'État, le Dr Charles Rosenfarb, a dit au cours de l'audience d'aujourd'hui qu'il y a un grand nombre de symptômes qui ne sont pas attribuables à une cause spécifique et qu'il y a un manque de certitude sur la cause. Le directeur adjoint du programme international du Bureau de la Sécurité diplomatique du Département d'État, Todd Brown, a signalé que les experts n'ont pu identifier ni la cause ni le responsable. Et pourtant M. Palmieri a utilisé à maintes reprises le terme attaques.

«C'est clair qu'il s'agit d'une accusation sans fondement lancée contre Cuba. Le Département d'État ne dispose d'aucune évidence permettant d'affirmer qu'il y a eu des attaques contre ses diplomates à La Havane et que Cuba puisse en être responsable ou avoir connaissance d'actions de tiers contre les diplomates. Au contraire, des mois de recherches exhaustives ont démontré qu'il n'y a eu aucune attaque.

Je réitère catégoriquement que le gouvernement cubain n'a aucune responsabilité dans les troubles de santé rapportées par les diplomates étasuniens. Cuba n'a jamais perpétré et ne perpétrera pas, elle n'a permis et ne permettra pas que des tiers agissent contre l'intégrité physique des diplomates, sans exception.

Le gouvernement cubain a pleinement conscience de ses responsabilités et s'en acquitte de façon exemplaire.

Une fois de plus je confirme aussi que l'enquête menée par les autorités cubaines et à laquelle les autorités et les agences spécialisées des États-Unis ont eu accès, a démontré qu'il n'existe pas de preuves du fait que ces incidents ont eu lieu et qu'il n'y a eu aucune attaque. Rien de ce que le gouvernement des États-Unis a apporté ces derniers mois et même au cours de l'audience ne démontre que les troubles de santé rapportés par les diplomates aient eu leur origine ou leur cause à Cuba.

Nous rejetons la politisation de cette question et les mesures injustifiées qu'a adoptées le gouvernement des États-Unis avec un coût élevé pour notre population, pour l'émigration cubaine et pour le peuple étasunien.

Nous dénonçons aussi la manipulation politique de ces faits par des éléments anti-cubains qui cherchent à aggraver le climat bilatéral dans le seul but de retourner à une étape de confrontation aux conséquences négatives pour les deux pays et pour la région. Cuba est un pays sûr, pacifique et sain pour les Cubains, pour les étrangers, pour les diplomates accrédités et pour les millions de personnes qui nous visitent toutes les années y compris les Étasuniens.»

Edité par Francisco Rodríguez Aranega
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