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Rául Castro accueille Fernando González à l'arrivée de ce dernier à La Havane

La Havane, 28 février (RHC)- Le combattant antiterroriste cubain Fernando González est arrivé ce vendredi après-midi à Cuba après avoir purgé la totalité de sa peine longue et injuste aux États-Unis.

Le Héros cubain a été accueilli à La Havane par le président cubain Raúl Castro et par ses plus proches parents.

Fernando González est sorti jeudi du centre correctionnel fédéral de Safford, en Arizona et il avait été mis à la disposition des services d'immigration pour entamer le processus de déportation à Cuba.

Il s'agit du deuxième des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis à avoir purgé les peines imposées, après René González.

Fernando Gonzalez, René González, Gerardo Hernández, Antonio Guerrero et Ramón Labañino ont été arrêtés en 1998 lorsqu'ils surveillaient les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible. Ils ont été condamnés au terme d'un procès politisé et entaché d'irrégularités du début à la fin à de très lourdes peines dont deux perpétuités plus 15 ans de prison. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner.

Gerardo Hernández, Antonio Guerrero et Ramón Labañino sont toujours enfermés dans des pénitenciers des États-Unis malgré la vaste campagne internationale en faveur de leur libération.

Dans des déclarations qu'il a faites à la presse à l'aéroport, Fernando González a indiqué :

« Au milieu de ce moment très émouvant pour moi, je voudrais dire quelque mots et remercier de belles personnes. Il y a 3 personnes qui ne sont pas ici et que je voudrais remercier en tout premier lieu. Ce sont mes frères, Gerardo, Ramón et Tony. Lorsqu'il n'y avait pas encore un mouvement de solidarité, les voir, partager avec eux les moments difficiles a toujours été une source d'énergie dans notre lutte. Donc le premier remerciement c'est pour eux, qui ne vont pas m'écouter, qui ne vont pas me voir, mais qui vont me lire et je vais leur faire parvenir ce message de remerciement car c'est un thème dont nous ne parlions pas lorsque nous avons eu l'occasion de nous voir. Ils ne savent pas combien de force et d'énergie j'ai obtenu à ces moments là, rien que de voir leur attitude, la façon dont ils ont fait face à notre situation, puis en apprenant, durant les années en prison, comment ils affrontaient la situation à laquelle ils étaient confrontés. Mon premier remerciement est pour mes frères, pour René aussi qui est ici. Je dois remercier aussi le peuple de Cuba, qui durant tant d'années nous a accompagnés dans cette lutte et qui va continuer à nous accompagner, j'en suis convaincu, jusqu'à ce que Gerardo, Tony et Ramón soient aussi de retour. Je profite de l'occasion pour demander des excuses à toutes les personnes qui nous ont écrit et qui nous ont fait parvenir des lettres auxquelles nous n'avons pas pu répondre car nous n'avions pas le temps. Il y a peut être des personnes qui se sont senties déçues car elles n'ont pas reçu de réponse à leurs lettres. Je leur présente des excuses, je veux qu'elles comprennent que nous n'avions matériellement pas la possibilité de répondre individuellement à tout le monde. Mais toutes ces lettres, surtout celles des enfants et des jeunes a été une source d'encouragement très grande pour faire face aux situations auxquelles nous étions confrontés. Remercier aussi le peuple de sa solidarité, remercier les autorités cubaines , les camarades qui participent depuis des années à la campagne pour notre libération, les camarades du Ministère des Affaires étrangères, du Bureau des Intérêts de Cuba à Washington qui ont été toujours en première ligne de ce processus pour mon retour, pour qu'il ait lieu le plus vite possible. Remercier tous, la presse qui a fait un travail très bon pour faire connaître la vérité de l'affaire. Il reste encore beaucoup à faire. Nous le savons tous et nous sommes tous disposés à y participer. Je sais que ma joie d'aujourd'hui est partagée de tous, une joie difficile à décrire. Être ici à Cuba, avec ma famille est une joie à laquelle il manque un morceau, qui est réservé pour le moment où à ce même endroit Ramon, Gerardo et Tony se trouveront. La joie sera alors complète. Entre temps notre rôle sera de faire tout notre mieux pour que cela arrive le plus vite possible et que nous, les 5, nous puissions nous réunir avec vous pour jouir de la joie totale. »

Se référant à sa sortie de prison, Fernando a signalé.

« Ma situation n'était pas la même que celle de René, qui s'est retrouvé soudain dans la rue. À ma sortie de prison m'attendait un groupe de fonctionnaires d'immigration qui m'ont arrêté. Je n'ai pas expérimenté la sortie de prison comme une sortie à la liberté. Je n'ai éprouvé une sensation de liberté que lorsque j'ai descendu la passerelle de l'avion. Y compris parce que jusqu'à ce moment là, j'étais menotté. On m'a enlevé les menottes au moment où l'avion à atterri. Je ne me suis pas senti en liberté en traversant la porte de la prison. »

Sur la présence du président Raul Castro à l'aéroport pour l'accueillir, Fernando a déclaré à la presse.

« Pour moi c'est un honneur que le général d'armée, Raul soit venu m'accueillir, me saluer. Je le remercie de ce geste qui me rempli de gratitude et m'engage aussi à tout donner pour le retour de mes frères ».

Edité par Reynaldo Henquen
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