L’agriculture ne s’arrête pas à Cuba

La Havane, 5 mai, (RHC).- Le ministre cubain de l’Agriculture, Gustavo Rodríguez, a souligné ce lundi que l’activité agricole ne s’arrête pas malgré le Covid-19.

Au cours du programme La Table Ronde que diffusent la télévision nationale, Radio Rebelde et Radio Havane Cuba, Gustavo Rodríguez a expliqué les efforts que consent le gouvernement cubain pour faire du secteur agricole national la principale source d’alimentation de la population étant donné les circonstances actuelles. Le renforcement du blocus, d’une part et les difficultés économiques découlant de la crise sanitaire de l’autre contraignent notre pays à tenter de garantir l’autosuffisance alimentaire.

Le ministre de l’Agriculture a cité entre autres actions la remise de nouveaux lots de terres en friches en usufruit et l’augmentation des livraisons aux marchés, aux institutions sociales et aux centres de confinements ouverts à cause de la pandémie.

Il a signalé que l’intensité du travail a connu une amélioration ces derniers temps, de même que la mise à profit du peu de carburants dont dispose le secteur.

Il a signalé que son ministère a décidé de poursuivre la production de miel, de café, de cacao et notamment de feuilles de tabac, très prisés sur le marché mondial.

Dans ce cas, l’idée est de stocker ces productions pour pouvoir les exporter dans l’avenir.

De son côté, Julio Andrés García, président du groupe d’entreprises AZCUBA, liées à l’industrie sucrière, a mis l’accent sur la production de dérivés de la canne, notamment l’énergie et les tourteaux.

Il a cité d’autres produits dont l’alcool qui est non seulement utilisé à la préparation de médicaments mais encore à la production de rhum, le sorbitol pour la fabrication de crèmes dentifrices et la cire, matière première principale pour la production du médicament PPG.

Il a d’autre part signalé que le programme de production de sucre ne sera pas accompli. Le manque de combustible à cause du renforcement du blocus a retardé le démarrage des centrales sucrières. AZCUBA a envisagé pour cette raison l’arrêt d’un groupe de centrales sucrières.

Édité par Francisco Rodríguez Aranega



Commentaires


Laissez un commentaire
Tous les champs sont requis
Votre commentaire ne sera pas publié
captcha challenge
up