Cuba mène une politique de tolérance zéro face à la traite de personnes

La Havane, 16 octobre (RHC)- La ministre cubaine de la justice María Esther Reus a relevé que notre pays mène une politique de tolérance zéro face à la traite de personnes et aux abus sexuels contre les femmes, les enfants et les adolescents.

Au cours d'une conférence de presse qu'elle a donnée au Centre de Presse International de La Havane, la ministre cubaine de la justice a rendu public le rapport sur la lutte juridique et pénale contre la traite de personnes et contre d'autres formes d'abus sexuel en 2012

Le rapport indique que l'année dernière 224 personnes ont été condamnées à Cuba pour proxénétisme et que 143 d'entre elles ont été condamnées à des peines de prison et 45 à travail correctionnel avec internement.

María Esther Reus a relevé :

«Cuba accumule une grande expérience en matière de coopération internationale en matière de lutte contre la traite de personnes de concert avec la communauté internationale».

«Il n'y a pas de tolérance à Cuba dans le traitement de ces délits. Peu importe la nationalité et l'origine des personnes qui les commettent comme le prouve le fait qu'actuellement 7 étrangers purgent des peines de prison dans notre pays pour proxénétisme, pour corruption et pour d'autres faits liés à des mineurs. Ce sont des sanctions très sévères qui peuvent aller jusqu'à la perpétuité. Comme on peut le constater, les sanctions imposées démontrent qu'il y a chez nous une lutte et une sévérité pour juger ces délits.

Durant 2012, 14 personnes ont été condamnées, au terme de 9 procès, pour proxénétisme et pour corruption de mineurs. Dans ces affaires l'on a constaté des traits caractéristiques du délit de traite de personnes décrit dans le Protocole pour Prévenir, Réprimer et Sanctionner la Traite de Personnes, Spécialement de Femmes et d'Enfants » signé à la Convention de Palerme en 2000.

La majorité des cas enregistrés ne constituent pas de délits de traite de personnes suivant ce que stipulent les instruments internationaux en vigueur car il existe, en général un lien d'entente entre les prostituées et les proxénètes à des buts lucratifs ; il n'y a pas de réseaux criminels associés à ce phénomène, des cas de travaux ou de services forcés, d'esclavage ou de pratiques similaires, de servitude ou d'extraction d'organes ne sont pas enregistrés ».

María Esther Reus a également relevé que des niveaux infimes d'atteintes comme celles-ci contre l'enfance à Cuba ont été enregistrées l'année dernière : les organes compétents ont été saisis de 2 117 dénonciations ce qui représente 0, 09% de cette tranche d'âge ce qui place Cuba dans une position privilégiée pour organiser des actions préventives et la lutte contre la traite de personnes à travers les institutions officielles et la société civile.

Dès janvier 1959 Cuba a appliqué des programmes qui protègent la dignité des femmes, des filles et des garçons. Elle a mis en place un système juridique et elle a créé les institutions pour faire respecter ces politiques. Les organisations et les ministères cubains jouent un rôle très important dans la lutte et dans la prévention de ce phénomène.

Notre pays a signé et ratifié les principaux instruments juridiques internationaux en la matière. Dans le cadre de la coopération avec des organes de police étrangers et avec Interpol notre pays assure le suivi et le contrôle des personnes qui sont recherchées dans le monde pour pédophilie, proxénétisme ou pour d'autres délits sexuels.

Édité par Reynaldo Henquen



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