Cuba disqualifie un rapport «indépendant» sur les droits humains au Venezuela

La Havane, 24 septembre (RHC).- Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a rejeté et disqualifié le rapport de la «prétendue Mission internationale indépendante des Nations Unies» sur le Venezuela.

«Le rapport de la mission internationale prétendument indépendante de l'ONU sur les droits humains au Venezuela manque de rigueur technique, d'objectivité et d'impartialité», a écrit Bruno Rodríguez sur son compte Twitter.

«Nous rejetons ce document à motivation politique, qui s'inscrit dans la campagne de discrédit menée par les États-Unis contre ce peuple et ce gouvernement frères », a ajouté le chef de la diplomatie cubaine.

Sa réaction coïncide avec les déclarations sévères des porte-parole du gouvernement vénézuélien, des intellectuels, des activistes et des organisations politiques sur la question.

Le représentant du Réseau des intellectuels, artistes et mouvements sociaux pour la défense de l'humanité, Luis Britto, a mis en garde contre la publication d'un avis plein d'inexactitudes, en pleine préparation des élections législatives dans la nation sud-américaine.

«Il est très frappant de constater qu'un rapport truffé d'erreurs est publié, avec une énorme absence de preuves et de précisions dans ses allégations, précisément au moment où le Venezuela se prépare aux élections législatives pour renouveler l'Assemblée nationale» a-t-il déclaré.

Mardi, le ministre des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, a décrit le rapport présenté par la «Mission pour l'établissement des faits au Venezuela» comme faisant partie de la campagne de diffamation contre son pays.

Jorge Arreaza a dénoncé l'allocation de cinq millions de dollars pour la préparation du rapport, perçue par les autorités de Caracas comme «une fraude irresponsable et un monument de propagande de guerre», visant à torpiller le dialogue politique national.

«Il est à noter que les experts chargés de la rédaction du document ne se sont pas rendus au Venezuela et n'ont pas rencontré les autorités ou les victimes de violations des droits de l'homme», a souligné le diplomate.

Il est également intéressant de noter que le rapport a été rédigé malgré le fait que depuis 2018, une équipe du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, se trouve au Venezuela, avec laquelle il y a des espaces d'entente.

Source: Prensa Latina

Édité par Francisco Rodríguez Aranega



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