Les commissions du parlement cubain se prononcent sur des thèmes essentiels de notre pays

La Havane, 14 juillet (RHC).- Les 10 commissions de travail du parlement cubain ont analysé durant trois jours consécutifs des thèmes essentiels pour le fonctionnement du pays et pour le bien-être de la population dont les résultats seront présentés demain au cours de la séance plénière de l'organe législatif.

Dans le cadre des débats préalables à la 5e Période de Sessions Ordinaires de la 8e Législature, les députés cubains se sont prononcés sur le processus d'informatisation de la société, sur la réorganisation de la structure et du fonctionnement du Ministère des Télécommunications, sur l'affrontement au délit, à la corruption et aux illégalités et sur l'application de la Politique Culturelle de l'État, entre autres thèmes.

Au cours des débats de la Commission de l'Éducation, de la Culture, de la science, de la technologie et de l'environnement, le premier vice-président cubain Miguel Díaz-Canel a réaffirmé que la Révolution a une seule et unique politique culturelle qui est basée sur le discours du leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, connu sous le nom de « Paroles aux intellectuels ».

Miguel Díaz-Canel, qui est également membre du Bureau Politique du Parti Communiste de Cuba a appelé les institutions culturelles à veiller à l'application de cette politique. Il a souligné que la meilleure façon de résoudre les problèmes est l'action systématique et cohérente et l'intégration de la famille, de l'école, de la communauté et des institutions.

Il a ajouté :

« Je crois que la meilleure façon de résoudre toute cette problématique, toute cette contradiction, tout ce défi consiste à ce que nous rapprochions plus le débat des actions car nous l'avons diagnostiqué et nous en avons discuté. Cela est au centre des discussions et des débats publics mais parfois nous n'agissons pas de façon conséquente avec cela. Je pourrais mettre plusieurs exemples et je ne veux offenser personne. Ce que je veux c'est éveiller la conscience au sujet de la façon dont nous devons agir. Par exemple, les activités qui sont organisées dans certaines écoles à l'intention des enfants n'ont aucun lien avec les valeurs esthétiques, culturelles et historiques élevées que nous voulons défendre. Donc c'est l'école elle-même, qui se plaint de l'attitude des enfants, la première à créer un espace pour que la politique culturelle soit mal appliquée . Donc, avec cette incohérence entre le débat et l'action, nous n'allons résoudre aucun problème ».

 

Pour sa part, le ministre cubain de la culture, Julian González a qualifié de transcendant et de stratégique ce thème pour les changements que vit le pays. Il a lancé un appel à réviser et à adapter le programme de développement culturel en vigueur, aux besoins de chacun des territoires.

Il a ajouté :

« La sédimentation dans la culture a une valeur positive et négative à la fois. Les gens reproduisent ce qu'ils voient, ce dont ils s'approprient. La programmation culturelle est au centre de toute la gestion culturelle, la partie visible mais c'est la partie qui donne lieu aussi à une accumulation d'information que les personnes reproduisent après au sein de la famille. Nous parlons d'un thème complètement transcendant qui a été un thème de toujours, qui a un présent à partir de tous les défis actuels et qui doit avoir d'autres niveaux de discussion à un autre moment car c'est un thème qui ne s'épuisera pas du jour au lendemain. Je demande que l'on cherche des variantes pour leur donner un suivi ».

De son côté, Abel Prieto, assesseur du Président cubain, Raúl Castro, a, quant à lui indiqué qu'il travaille aux côtés de l'Institut Cubain de la Radio et de la Telévision, à la révision des programmes adressés au public.

 

Édité par Reynaldo Henquen



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