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Josefina Vidal souligne que nous construisons un nouveau type de relation avec les États-Unis

La Havane, 13 janvier (RHC).- Josefina Vidal, directrice générale des États-Unis au ministère cubain des Affaires étrangères a relevé : « Nous sommes en train de construire un nouveau type de relation avec les États-Unis ».

Dans des déclarations qu'elle a faites à l'Agence Nationale de Nouvelles, elle a signalé :

« Le Général d'Armée Raúl Castro a signalé : cohabitation civilisée sur des bases de respect des différences ; une tâche en suspens. C'est un chemin qui offre des opportunités pour que les deux pays travaillent de concert sur des thèmes qui nous affectent tous les deux mais qui renferme en même temps des défis car nous sortons d'une étape d'une confrontation très dure ».

Malgré cette relation conflictuelle, il y a eu la coopération lors du tremblement de terre en Haïti, en 2010 ou dans la lutte contre l'ébola en Afrique de l'Ouest, en 2014.

À ce propos, Josefina Vidal a indiqué:

«Ce qui arrive c'est qu'il s'agissait d'une coopération qui n'était pas accompagnée de la volonté politique de coopérer au sens large du terme.

Nous avons des relations avec le service de garde-côtes des États-Unis, depuis les années 90, mais nous nous sommes rendus compte du fait qu'il fallait aller un peu plus loin car il y a des accidents maritimes et il fallait inclure l'élément de recherche et de sauvetage. Les États-Unis se sont également rendus compte du fait qu'il était important de coopérer avec Cuba dans la lutte contre le trafic de drogue car il n'y avait pas de cadre, d'instrument juridique stipulant des obligations pour les deux parties et c'est ce que nous essayons maintenant de faire ».

Il y a des perspectives d'échange entre le ministère de la Santé Publique de Cuba et le Département de la Santé des États-Unis. Cependant il y a quelque chose qui est en contradiction avec ces progrès : le programme étasunien ayant pour but de faire déserter les médecins cubains qui travaillent comme coopérants à l'étranger.

Josefina Vidal a encore ajouté :

« Ils le savent et nous le leur réitérons à chaque fois, pas seulement dans le cas spécifique de la coopération dans le domaine de la santé mais en général dans tous les domaines. Ils savent que même le gouvernement des États-Unis est intéressé par le développement de ces liens avec Cuba. C'est une politique, une décision exécutive donc le président étasunien peut annoncer publiquement, comme cela a été le cas en 2006, que ce programme a pris fin .

Il peut en faire autant avec la politique des pieds-secs-pieds mouillés qui, non seulement continue à encourager l'émigration illégale mais qui encourage l'émigration irrégulière car la majorité des personnes qui tentent d'arriver aux frontières des États-Unis, sont sortis légalement de notre pays ».

Se référant à la Loi de Rajustement Cubain en vertu de laquelle tout Cubain ayant posé le pied sur le territoire des États-Unis se voit accorder automatiquement le permis de séjour et de travail, Josefina Vidal a indiqué :

« L'application de cette loi n'est pas obligatoire. Ce qu'elle stipule c'est que le Procureur général a le pouvoir de l'appliquer au cas par cas. Donc il peut dire qu'une personne peut en bénéficier et et qu'une autre ne peut pas et que celle-ci doit donc rentrer dans son pays d'origine. Le texte de la loi ne dit nulle part qu'elle doit être appliquée à tous les Cubains arrivés aux États-Unis. S'il est vrai que le gouvernement et le président ne peuvent pas changer la loi, ils peuvent, oui, changer la façon dont elle est appliquée depuis des années ».

 

Edité par Reynaldo Henquen
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