Barack Obama reconnaît à La Havane l'échec de la politique de blocus de Cuba

La Havane, 22 mars (RHC) Le président des États-Unis, Barack Obama, a reconnu ce matin à La Havane l'échec de la politique du blocus par lequel les États-Unis ont prétendu ces 5 dernières décennies réduire le peuple cubain par la faim et la maladie.

S'adressant à un millier de personnes réunies au Grand Théâtre de La Havane, Alicia Alonso, parmi lesquelles se trouvait le président cubain, Raul Castro, le président Obama a eu une pensée pour les victimes de l'attentat qui a eu lieu aujourd'hui à Bruxelles. «Nous devons travailler ensemble contre le terrorisme»

Barack Obama a cité en espagnol un des poèmes de José Marti, notre Héros National sur l'amitié, qu'il a dédié au peuple cubain:

«Je cultive une rose blanche. Dans son poème José Marti a fait cette offre d'amitié aussi bien à ses amis qu'à ses ennemis. Aujourd'hui, en tant que président des États-Unis, j'offre au peuple cubain mes salutations de paix.

La Havane se trouve seulement à 90 miles de la Floride et pour arriver ici nous avons dû parcourir une longue distance d'histoire, d'idéologie, de douleur, de séparation.

Il a d'autre part signalé:

«Je suis venu ici pour laisser en arrière les derniers vestiges de la guerre froide. Je suis venu ici en tendant la main de l'amitié au peuple cubain.»

Obama a appelé à reconnaître les points en commun que nous partageons.

Il a qualifié les relations entre les deux peuples de grande histoire d'amitié et de famille, malgré les divergences des gouvernements. Il a cité les différences des modèles politiques entre La Havane et Washington mais il a commenté que malgré cela, les deux parties ont décidé d'engager le processus de normalisation des relations bilatérales, et signer des accords de coopération dans le domaine de la santé, de l'agriculture et de l'éducation, entre autres ainsi que pour le rétablissement du courrier postal direct. Et il a ainsi répondu à la question que bon nombre de gens se posent au sujet des mesures qu'il a adoptées à l'égard de Cuba:

« Pourquoi maintenant ? Et il y a une simple réponse. Ce que les États-Unis étaient en train de faire auparavant ne fonctionnait pas. Nous devons avoir le courage de reconnaître la vérité : une politique d'isolement dessinée pour la guerre froide n'a pas de sens au 21è siècle. L'embargo blessait les Cubains au lieu de les aider. J'avais toujours pensé à ce que Martin Luther King a appelé: La hâte féroce de l'heure. Nous ne devons pas avoir peur des changements, nous devons les accueillir.

Mais cela fait que je mentionne une autre raison pour accueillir les changements : Je crois au peuple cubain. Ce n'est pas seulement une politique visant à normaliser les relations avec le gouvernement cubain. Les États-Unis sont en train de rétablir des relations avec le peuple cubain».

Le président Obama s'est prononcé une fois de plus durant sa visite à Cuba pour la levée du blocus économique, commercial et financier que Washington a officiellement décrété contre notre pays en février 1962.

«En tant que président des États-Unis j'ai demandé au Congrès des États-Unis de lever l'embargo. C'est un fardeau obsolète sur le peuple cubain, c'est un fardeau sur les Américains qui veulent travailler ici, investir ici, venir ici. C'est le moment de lever l'embargo. Mais, même si l'embargo était levé demain, les Cubains n'atteindraient pas leur potentiel sans procéder à des changements ici»

Vers la fin de sa rencontre avec les représentants de la société civile cubaine, le président Obama a reconnu le rôle de Cuba dans l'arène internationale.

«J'ai confiance que Cuba continuera de jouer un rôle très important dans le continent et dans le monde. J'espère que vous le ferez comme partenaires des États-Unis. Nous avons joué différents rôles dans le monde. Nul ne peut nier le service que des milliers de médecins cubains ont porté aux pauvres, à ceux qui souffrent. L'année dernière des médecins étasuniens et des membres des forces armées des états-Unis ont travaillé coude a coude avec les Cubains pour pouvoir éradiquer l'Ebola d'Afrique de l'Ouest. Nous devons continuer à privilégier cette coopération dans d'autres pays. Nous avons toujours été à des cotés différents lors des conflits dans notre hémisphère. Mais aujourd'hui les Cubains et les Étasuniens sont assis à une table de négociations, en train d'aider les Colombiens à résoudre la guerre civile qui les a opposé durant des années. Cette coopération est bonne pour tous. Tous, dans cet hémisphère ont un grand espoir.

Peu avant son discours, il avait salué personnellement le président cubain Raul Castro et Alicia Alonso, directrice générale du Ballet National de Cuba dont le siège a été le théâtre de la rencontre d'Obama avec la société civile cubaine.


 

Édité par Tania Hernández



Commentaires

  • nicolas's gravatar
    nicolas
    23/03/2016 04:20 am

    "Pourquoi maintenant ? Et il y a une simple réponse. Ce que les États-Unis étaient en train de faire auparavant ne fonctionnait pas" Sauf que Obama n'a rien prononcé de tel (malheureusement). Cette citation n'existe nulle part hier que sur ce site et aucune vidéo de discours ne valide ces propos. Désinformation ?


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