Granma publie un éditorial sur l'accident qui a coûté la vie à Oswaldo Payá
La Havane, 31 juillet, (RHC).- Le quotidien Granma publie aujourd'hui à la une et en seconde page un long éditorial au sujet du traitement médiatique donnée à la mort du contre révolutionnaire cubain Oswaldfo Payá, lors d'un accident de la route le 22 juillet dernier.
Voici des passages de cet éditorial:
Depuis le 22 juillet dernier, plus de 900 informations de presse et 120 000 messages ont été publiés dans les réseaux informatiques au sujet de l’accident de la route survenu ce jour-là et dans lequel 2 citoyens cubains sont morts et un Espagnol et un Suédois ont été blessés.
Seuls les représentants les plus récalcitrants de la maffia annexionniste de Miami ont accusé Cuba d’avoir réalisé un assassinat politique.
Le Candidat républicain aux États-Unis, le Département d’Etat et chose curieuse, le porte parole de la Présidence du Chili ont demandé « une enquête transparente ».
La note du Ministère de l’Intérieur publiée le vendredi 27 a barré la voie à cette allusion infâme, en présentant les témoignages irréfutables des experts et des témoins oculaires y compris les deux étrangers qui ont été victimes de cet accident tragique.
L’histoire d’une Révolution qui a triomphé et s’est défendue durant un demi siècle sans avoir recours à pas une seule exécution extrajudiciaire, à pas un seul disparu, un seul torturé, un seul enlevé, à pas un seul acte terroriste, est bien connue.
Ce n’est pas Cuba mais les Etats-Unis qui détiennent le record honteux en matière d’assassinats politiques et d’exécutions extrajudiciaires y compris avec des drones, de personnes enlevées, de personnes torturées dans des camps de concentration comme celui de la base navale illégale qu’ils maintiennent dans le territoire cubain de Guantanamo et de l’application arbitraire et raciste de la peine de mort, de crimes contre des civils innocents en Iraq, en Afghanistan, au Pakistan et dans d’autres nations.
La participation quelques uns de leurs alliés européens de l’OTAN dans ces actes, notamment dans l’enlèvement de citoyens d’autres pays est connue aussi, tout comme leur participation dans les vols secrets de la CIA, dans les tortures infligées aux détenus dans les prisons clandestines en Europe.
Le plus intéressant de la couverture de presse internationale disproportionnée de cet accident est le fait que très peu se demandent ce que faisaient à Cuba les deux hommes politiques européens blessés lors de l’accident.
Le conducteur de la voiture, Angel Carromero Barrios n’était pas simplement un touriste espagnol. On a appris qu’il est le vice secrétaire Général de Nouvelles Générations, qui regroupe la jeunesse du Parti Populaire d’Espagne, qu’il a des liens très étroits avec l’ex président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar et avec Esperanza Aguirre, la présidente de la Communauté de Madrid.
L’autre passager était Jens Aron Modig, le leader du Parti Démocrate Chrétien Suédois, une copie de l’ultra conservateur Tea Party des Etats-Unis et président de sa Ligue Juvénile. Il a des liens avec des organisations anti cubaines et il est très proche de ceux qui au sein de la droite nordique nous harcèlent le plus.
Ils sont entrés dans notre territoire le 19 juillet avec des visas de touriste et de façon dissimulée et violant leur statut migratoire, ils se sont consacrés à des activités nettement politiques contre l’ordre constitutionnel.
Ils ne l’ont pas fait de leur propre grès, mais dans le cadre d’une opération organisée par Anikka Rigo, chef du Bureau des Relations Extérieures du Parti Démocrate Chrétien Suédois, dans le but d’apporter du financement au groupuscule contre- révolutionnaire Mouvement Chrétien de Libération, qu’Oswaldo Payá, l’un des passagers morts dans l’accident, présidait. Ils devaient être les assesseurs en vue de la création d’une organisation juvénile dépendant de ce mouvement-.
Une fois l’argent remis à son destinataire, à qui ils ont donné toutes les instructions et conseils pour la création de l’association juvénile, ils se dirigeaient à Santiago de Cuba avec des buts similaires, lorsque l’accident est survenu.
Les deux citoyens étrangers ont reçu de ‘assistance consulaire. L’Espagnol Angel Carromero est accusé d’homicide car il était le conducteur du véhicule. Le Suédois Jens Aron Modig a été autorisé à rentrer dans son pays et cela malgré la violation de son statut migratoire et les activités illégales auxquelles il s’est livrées.
Durant le mois de mars dernier, quelques jours avant la visite du Pape Benoît XVI dans notre pays, 8 jeunes mexicains sont venus à Cuba en tant que touristes. Ils avaient la mission d’inciter le peuple à protester dans les rues, à occuper des églises et à créer le désordre lors des activités organisées durant le séjour du Pape.
4 d’entre eux ont été arrêtés. Ils ont avoué avoir été payés, entraînés et instruits par Orlando Gutierrez, du Directoire Démocratique cubain de Miami, pour réaliser cette opération.
Auparavant un site avait été créé sur le réseau Facebook qui sous le titre « Pour la rébellion Populaire à Cuba, comprenait 13 projets pour promouvoir la désobéissance civile dans notre pays.
D’autres programmes ont été dirigés à fabriquer des éventuels leaders de l’opposition, leur facilitant l’accès à Internet, aux réseaux sociaux, leur fournissant des ordinateurs et d’autres moyens de support technique, ce qui contraste avec le durcissement du blocus dans le secteur des télécommunications.
Le Bureau des Intérêts des États-Unis à La Havane met à la disposition de certains Cubains des milliers d’heures de connexion illégale sur Internet. Des cours sur conspiration y sont donnés, ce qui constitue une violation des lois nationales et de la Convention de Vienne sur les Relations diplomatiques.
Il y de multiples évidences sur la politique de « changement de régime » appliquée par l’administration étasunienne contre notre pays se servant pour ce faire du blocus économique, de la guerre médiatique et de la subversion.
Rien qu’entre 2009 et 2012, le Département d’État et l’USAID, l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International, se sont vus allouer un budget public de 75 millions de dollars destinés à des programmes subversifs à Cuba.
Après avoir cité le nom de plusieurs agences et institutions étasuniennes et européennes qui destinent des fonds à des buts similaires, l’éditorial signale que c’est pour cela que le président des Conseils d’État et des Ministres de Cuba avait dit lors de son discours à la clôture de l’Assemblée Nationale, que les Etats-Unis ne cèdent pas dans leur tentative de créer une 5è colonne à Cuba en employant des technologies novatrices à des fins subversifs.
Les groupes les plus réactionnaires et violents de Miami incitent le peuple à la rébellion contre le gouvernement qu’il s’est donné de façon libre et souveraine. Ils rêvent de déstabiliser le pays, de créer les conditions pour rééditer ce qui s’est passé en Libye ou ce qui se passe en Syrie, pour provoquer une intervention militaire.
Mais comme l’a dit José Martí. La raison est notre bouclier.










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