Une ONG israélienne dénonce l’augmentation de détentions de Palestiniens
Jérusalem, 21 février (RHC) – L’ ONG israélienne de défense des droits de l’homme Betselem a dénoncé une forte augmentation de Palestiniens en détention administrative par Israël. Cette modalité permet de les emprisonner sans présenter de charges et sur la base de preuves tenues secrètes.
Dans un communiqué l’ONG révèle des chiffres du Service des prisons d’Israël. En janvier de cette année il y avait 309 Palestiniens dans cette situation alors qu’il y a un an le chiffre était de 219.
Actuellement 8 Palestiniens sont dans cette situation depuis une période qui oscille entre 6 mois et un an, 88 ont été arrêtés il y a un an ou 2, 16 sont détenus depuis 2 ou 4 ans et un est maintenu dans cette situation depuis plus de 5 ans.
« La détention administrative est une arrestation sans procès qui a pour objet d’empêcher une personne de commettre un acte qui pourrait mettre en danger la sécurité publique. La manière dont Israël l’utilise est clairement illégale » a signalé l’organisation Betselem.
Du temps de la Seconde Intifada le chiffre des détenus était supérieur à 1000. 2011 est la première année depuis 2008 où l’on enregistre une augmentation du nombre de personnes soumises à ce type de détention.
L’ONG dénonce que « les détenus ne sont pas informés des motifs de leur détention ou des chefs d’accusation qui pèsent sur eux. Ils ne savent pas non plus quand ils seront libérés ».
« La détention administrative viole le droit à la Liberté et à un procès juste » signale l’organisation, qui rappelle que la législation internationale permet cette modalité seulement « dans des cas exceptionnels ». Betselem demande à l’Etat d’Israël « de mettre en liberté les détenus administratifs ou de présenter des charges contre eux.
L’ONG a diffusé ce communiqué, le jour où le Palestinien Jader Adnan, âgé de 33 ans, ex porte parole de la Jihad Islamique, en détention administrative, est entré dans son 66 è jour de grève de la faim. Il est actuellement en danger de mort. Il s’est refusé à s’alimenter pour protester ainsi contre son emprisonnement et contre les mauvais traitements de la part de l’armée israélienne.
Le Tribunal Suprême d’Israël étudie son cas. Le Haut Représentant de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de
sécurité, Mme Catherine Ashton, s’est dit préoccupée pour la santé du Palestinien et a déclaré “ que tout détenu a le droit, d’être informé des charges dont on l’accuse et d’avoir un procès juste ».










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