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Des Boliviens marchent contre la tentative de coup d’état dans ce pays

La Paz, 25 juin (RHC) Des organisations sociales boliviennes  organisent une marche sur la capitale en défense du processus de changement en marche dans ce pays et pour condamner la tentative de coup d’état contre le président Evo Morales.

La SecrétaireExécutivede la Confédération Nationale des Femmes Paysannes indiennes originaires de la Bolivie "Bartolina Sisa", Julia Ramos, a mis en alerte la population, lors des déclarations à un réseau de chaînes de radio et de télévision, sur  des tentatives de rompre l’ordre  constitutionnel par un coup d’état, comme il s’est passé au Paraguay avec la destitution du président  Fernando Lugo.

La présidente de la Coordination Départementale pour le changement à Cochabamba, Leonilda Zurita, a annoncé que cette organisation défendra le processus démocratique face à tout acte de déstabilisation des groupes de la droite infiltrés dans les rangs de la police.

Roberto Coraite, leader de la Confédération Syndicale Unique des Travailleurs Paysans de la Bolivie a fait savoir que cette organisation, comme tous les autres mouvements sociaux, appuient le gouvernement d’Evo Morales et le défendront de toute tentative déstabilisatrice.

Pour sa part le commandant général de la Police Bolivienne Víctor Maldonado, a assuré la veille à la télévision que toutes les unités de ce corps sont revenues à la normale après la solution donnée au conflit survenu ces 4 derniers tours au sein de la police.

Le vice ministre de l’Intérieur, Jorge Pérez,  a confirmé les déclarations du commandant général de la police. Il a signalé que les activités et le fonctionnement des pompiers, des patrouilles, des forces spéciales de lutte contre le crime sont garantis.

La situation était devenue très complexe dimanche lorsque des groupes de policiers de La Paz et d’autres départements avaient rejeté l’accord avec le gouvernement  en vertu duquel le salaire minimum pour ce corps de l’armée avait été augmenté à 2065 boliviens soit quelque 300 dollars. Les approvisionnements des policiers ont été doublés aussi, parmi d’autres bénéfices.

La ministre de la Communication, Amanda Dávila, a expliqué que l’intransigeance et la violence des policiers faisaient penser à un coup d’état.

Pour sa part le président Morales a lancé un avertissement depuis la localité de Corocoro, où il a annoncé la création d’une entreprise minière étatique, au sujet d’une conspiration visant à perpétrer un coup d’état, s’appuyant pour ce faire sur la mutinerie des policiers.

Le chef du groupe parlementaire du Mouvement vers le Socialisme à la Chambre des Députés, Roberto Rojas, a déclaré qu’il y a des hommes politiques qui profitent des revendications des policiers pour mettre en danger la démocratie.

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