Le MERCOSUR décide d’exclure le Paraguay de son prochain sommet
Quito, 25 juin (RHC) Les États membres et associés du Mercosur, le Marché Commun du sud, ont décidé d’exclure le Paraguay du sommet qu’ils tiendront vendredi dans la ville argentine de Mendoza, face à la rupture de l’ordre démocratique dans ce pays.
L’Argentine, le Brésil, l’Uruguay, le Venezuela, la Bolivie, le Chili, la Colombie, l’Equateur et le Pérou ont fait savoir que d’autres mesures seront approuvées au sommet suite aux événements au Paraguay.
Pour sa part l’ex président Fernando Lugo qui a été destitué au cours d’un procès politique considéré comme un coup d’état technique, a confirmé qu’il assistera à ce sommet pour représenter son pays.
Les pays du MERCOSUR ont exprimé leur condamnation la plus énergique à la rupture de l’ordre démocratique au Paraguay dans un communiqué diffusé par le ministère argentin des Affaires étrangères.
Les membres de la Chambre Haute, Amado Boudou et des Députés, Julián Domínguez, ont convoqué une séance spéciale pour débattre de la situation politique et institutionnelle au Paraguay.
La présidente Cristina Fernandez a signalé, après avoir appris la nouvelle de la destitution de Fernando Lugo, que l’Argentine ne va pas appuyer le coup d’état au Paraguay.
Les pays du MERCOSUR, formé en plus de Paraguay, de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay, avaient retiré leurs ambassadeurs d’Asunción. La Colombie et le Chili, qui sont des membres associés ont appelé leurs ambassadeurs pour des consultations.
Le président du Salvador, Mauricio Funes, n’a pas reconnu le nouveau gouvernement paraguayen. Il a demandé aux pays du SICA -le Système d’Intégration Centraméricaine, d’assumer une position commune à ce sujet .
Le président vénézuélien Hugo Chávez, a ordonné de suspendre l’envoi de pétrole au Paraguay pour protester contre le coup d’état parlementaire et a fait savoir que Caracas ne reconnaissait pas le gouvernement présidé par Federico Franco. Il a ordonné le retrait de son ambassadeur d’Asunción.
Pour sa part Diego Segovia, le chef de projets de la télévision publique du Paraguay a signalé dans des déclarations par téléphone à notre station de radio.
« On a tenté de nous censurer. Ce qui s’est passé ici c’est que le Parlement a imposé un gouvernement, ce qui pour nous est un coup d’état et nous attendons la restitution de l’ordre démocratique. Nous avons dit cela clairement et nous défendons la télévision publique comme un média qui était au service de la citoyenneté et qui reste au service de la citoyenneté.
Hier, il y avait en dehors de ces installations quelque 5 000 personnes qui manifestaient en faveur de l’ordre démocratique, car ce nouveau gouvernement, immédiatement après il a tenté de censurer la télévision publique, il a donné des ordres de supprimer les informations sur les événements survenus, sur le Coup parlementaire. Il a fait inclure des programmes sur le nouveau gouvernement. Nous avons expliqué que ce média avait été conçu pour réponde aux citoyens et que nous ne pouvions pas accepter cette ingérence politique.
Hier encore, nous avons été de nouveau victimes d’une tentative de sabotage. Heureusement nous sommes arrivés à temps pour avoir les preuves audiovisuelles de ce qui se passait. L’entreprise d’électricité a essayé de couper le courant à la télévision au moment où nous donnions un message très important sur les actions que le cabinet de Fernando Lugo va entreprendre.
Il analyse les mesures à prendre pour restituer l’ordre démocratique. Fernando Lugo participera à la réunion du Mercosur, à laquelle le nouveau gouvernement n’a pas été invité. Il va y assister pour expliquer ce qui est arrivé et pour analyser les mesures qui pourraient être prises au niveau international. Nous pensons que la pression internationale peut être très importante dans cette situation. »










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