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Rafael Correa confirme la décision souveraine de l’Equateur dans l’affaire de Julián Assange

Quito, 18 août (RHC-Granma)- Le président de l’Equateur, Rafael Correa, a confirmé que la décision d’accorder l’asile au fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a été prise de façon souveraine, après avoir analysé  presque pendant  deux mois les bases juridiques de l’affaire.

altLors d’une conférence de presse à Quito, le chef de l’Etat a signalé que Julian Assange pourrait rester indéfiniment dans l’ambassade du pays sud-américain à Londres, où il se trouve depuis le mois de juin  dernier à cause du  refus du gouvernement britannique de lui donner un sauf conduit. 

Rafael Correa a expliqué que l’asile politique a été accordé au journaliste australien car il n’y a pas de garanties sur le fait qu’il ne sera pas extradé à un pays tiers. Il a précisé que le gouvernement n’avait aucunement l’intention d’interrompre les enquêtes de la justice suédoise sur un supposé délit sexuel a-t-il déclaré.

La veille l’Assemblée Nationale de l’Equateur a demandé au gouvernement de son pays de convoquer une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU pour éviter que la Grande Bretagne n’utilise pas la force et entre sans autorisation dans l’ambassade équatorienne dans ce pays européen pour arrêter Julian Assange.

Pour sa part, l’ambassadeur de l’Equateur à La Havane  Edgar Ponce a expliqué à Radio Havane Cuba la position du président de son pays, Rafael Correa :

« Elle s’inscrit dans une politique étrangère, démocratique, souveraine que mène le gouvernement du président Rafael Correa depuis son arrivée au pouvoir. Le caractère de cette politique a été prouvé lors de la décision historique de démanteler la base de Manta. Cette décision a remplit les attentes de ceux qui avaient lutté pour le départ  des bases étasuniennes du territoire équatorien. Cette position de l’Equateur  a été mise en relief avec force dans les différents évènements internationaux.

Le problème de Julian Assange est devenu une question d’identification de notre pays avec la constitution en vigueur qui établit des règles  absolument claires : l’humanisme, la solidarité  font partie de notre façon nationale de coexister. C’est dans ces circonstances que le gouvernement de l’Equateur loin de faire une analyse très légère, a eu besoin de deux mois pour prendre la décision qu’il a adoptée en accord avec les normes constitutionnelles , légales et les droits universels en vigueur en Equateur et dans le monde.

Edgar Ponce a  ensuite donné ses impressions sur  la position de Londres :

« Cette attitude met en évidence la double morale  avec laquelle se conduisent les relations internationales. Ils prétendaient faire croire  qu’ils luttaient contre un délit, mais lorsque nous avions proposé à plusieurs reprises, de débattre de cette question, les autorités suédoises n’ont pas voulu le faire, elles n’ont pas accepté. Ce qu’elles voulaient en définitive  était de donner des ordres.  Elles pensaient qu’un gouvernement d’un petit pays devait simplement suivre leurs ordres mais  le gouvernement de l’Equateur a dit non.

Cette question est une question souveraine, le gouvernement  de l’Equateur l’a adoptée, se basant pour ce faire sur la constitution en vigueur. »

 

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