La vente directe au secteur touristique : une alternative pour dynamiser l’agriculture cubaine
Dans le cadre de la mise à jour de son modèle économique, rendue nécessaire par la conjoncture nationale et par la situation économique mondiale, Cuba a entrepris de dynamiser la commercialisation des denrées agricoles.
Entrée en vigueur au mois de décembre, l’instauration d’un cadre légal permettant les ventes directes au secteur touristique, est l’une des mesures allant en ce sens. Il s’agit de mettre en place un circuit de vente alternatif, sans pour autant faire disparaître le système de commercialisation habituel, c'est-à-dire la centralisation des ventes et des achats.
Les paysans cubains, regroupés en coopératives de divers statuts, ont commencé à explorer ce nouveau circuit de vente et la satisfaction domine d’ors et déjà chez les agriculteurs.
Plus d’une centaine de coopératives vendent directement leurs produits aux secteur touristique, mais cette pratique n‘est pas encore massive : les forces productives du secteur agricole doivent s’adapter au nouveau système de vente.
Les coopératives doivent notamment résoudre la question du transport de leurs marchandises : les paysans emploient quelquefois des animaux de trait, mais la tendance est à l’utilisation des camions, étant donné que les bénéfices des ventes permettent d’acheter du carburant.
Les responsables des installations touristiques ont apprécié la réduction des coûts de transport et la possibilité d’acheter des légumes, des fruits, des céréales et des tubercules frais pour leurs clients à des prix librement fixés par les deux parties. Après quelques semaines de vente directe, les agriculteurs ont sorti leur calculette : pour les producteurs aussi, le bilan est positif.
Les coopératives et les hôtels qui ont adopté le nouveau système ont donc conclu des accords mutuellement avantageux.
Cependant, les agriculteurs doivent encore améliorer leur offre afin de garantir aux installations touristiques un approvisionnement en produits de qualité tout au long de l’année.
Ce nouveau circuit commercial vise à encourager la production locale, qui reste insuffisante et à réduire les importations, un impératif pour Cuba dans le cadre de la mise à jour de son modèle économique.










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