Une nouvelle gifle pour les “durs” de Miami
Extrait de Cuba Sí
Malgré les manoeuvres de l’extrême droite cubano-américaine de Miami pour essayer de faire échouer la visite du pape Benoît XVI à Cuba, le périple du Souverain Pontife dans notre pays a été un franc succès.
Le pape a dressé un bilan de son voyage face à des milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre. Radio Vatican a rapporté ces déclarations, dans lesquelles le Saint-Père qualifie de “très positif”son voyage au Mexique et à Cuba.
Le Souverain Pontife a remercié les fidèles et les autorités politiques et religieuses de ces deux pays de leur accueil et des marques de bonté qu’ils lui ont réservés durant ce périple, qui s’est déroulé du 23 au 28 mars. A propos de Cuba, Benoît XVI a souligné la bonne entente qui règne entre l’Etat et l’Eglise.
Voila de quoi isoler encore davantage ceux qui ont essayé de faire échouer la visite du pape à Cuba, principalement depuis Miami.
Quelques jours avant son arrivée à Cuba, le 16 mars, le porte parole du Vatican, Federico Lombardi, avait critiqué le blocus étasunien contre notre pays. « Le Saint-Siège estime que l’embargo fait payer les conséquences au peuple. », « Le Saint-Siège ne croit pas que se soit une mesure positive et utile » avait déclaré Federico Lombardi.
Le Vatican s’est donc inscrit dans la continuité du message envoyé par Jean Paul II, en janvier 1998, lorsque le Souverain Pontife avait qualifié le blocus d’ « injuste et d’éthiquement inacceptable »
S’en était trop pour les plus hargneux des ennemis de Cuba, qui agissent depuis Miami et Washington. Le sénateur républicain Marco Rubio est dans ce cas, il s’est dit très inquiet au sujet de l’Eglise catholique de Cuba, qu’il a accusée d’avoir négocié son silence contre un espace de liberté.
Ileana Ros-Lehtinen synthétise à merveille la pensée et la façon d’agir de ce clan préhistorique.
A quelques semaines de l’arrivée du pape à Cuba, elle a assuré : « Je ne crois pas que la visite du pape Benoît XVI changera le régime, c’est un voyage qui légitime la dictature ».
Rien de bien surprenant, puisque le 10 décembre 2010, Ileana avait affirmé : « Je crois que l’Eglise catholique a échoué à Cuba ». Elle avait également prétendu que l’archevêque de La Havane, Jaime Ortega Alamino, travaillait secrètement pour le gouvernement cubain.
Au sujet des dignitaires de l’Eglise catholique, Ileana Ros-Lehtinen a déclaré : « Ils pourraient être une arme d’espoir pour le peuple de Cuba, mais ils aident le gouvernement à se faire accepter par le peuple »
Lors d’une intervention à la Chambre des Représentants, elle a osé proposer au pape une réunion avec les « dissidents » financés par Washington : cette réunion n’a jamais eu lieu.
C’est ce qui explique le contraste entre la satisfaction du Vatican, des autorités et du peuple cubain et l’amertume de l’extrême droite de Miami. Celle-ci affiche un piètre bilan : ce nouveau chapitre, très significatif, est une gifle cinglante qui vient affaiblir encore davantage sa crédibilité, ou ce qu’il en reste.










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