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Reuters interview Gerardo Hernandez

Après avoir été interviewé par la BBC, le 2 juillet , le tour revient maintenant à une autre agence britannique de s'intéresser à l'affaire des 5. Le 26 juillet l'agence Reuters a interviewé Gerardo Hernandez, par téléphone dans la prison de Victorville, en Californie et a publié un article basé sur cette interview.

Aussi bien l'article que l'interview ont été diffusés dans le populaire programme "Democracy Now, conduit par Amy Goordman et qui est repris par plus de 450 station de radio et chaînes de télévision étasuniennes. Il est également disponible sur Internet.

Dans son interview Gerardo considère qu'après 10 ans de prison aux États-Unis, il a largement payé pour son travail, comme agent non déclaré du gouvernement cubain et qu'il espère qu'une Cour d'appel annule les 2 condamnations à vie dictées contre lui en 2001 pour apaiser la soif de vengeance des groupes anti-cubains qu'il avait infiltrés.

Il a été accusé de tenter d'infiltrer des objectifs militaires et de faciliter la destruction, par la chasse cubaine, après les sommations d'usage, de deux avionettes de Frères à la rescousse, qui avaient violé l'espace aérien cubain. Les 4 membres de l'équipage sont morts. Le Parquet n'a pas pu prouver que Gerardo Hernandez avait aidé Cuba à abattre les avions. Gerardo Hernandez a expliqué que l'opération consistant à lancer des tracs sur La Havane depuis une avionnette des " Frères à la Rescousse " avait été annoncée lors d'une conférence de presse.

"Nous espérons que la Cour prononce un non lieu concernant les délits d'espionnage et de conspiration pour assassiner, qui n'ont aucune base. Il est très différend d'être condamné à perpétuité pour quelque chose que tu n'as pas fait"

En effet le 20 août la Cour d'appel d'Atlanta tiendra une audience publique.

Reuteurs précise: "Après leur arrestation en 1998 ils ont reconnu qu'ils travaillaient pour Cuba et cite Gerardo Hernandez: "Pour cela nous ne pouvions qu'être condamnés à 10 ans au maximum."

Cependant- souligne Reuters, ils ont été condamnés en 2001 par un tribunal de Miami, bastion des immigrants cubains où les jurys n'ont pas opposé de résistance à l'hostilité vis-à-vis du gouvernement de Cuba. Dans son article, cette agence de presse fait allusion à l'annulation, par trois juges de la Cour d'appel d'Atlanta, du procès et des sentences. Ils considéraient que les préjugés contre Castro n'ont pas assuré un procès juste, et sur la révocation par la Cour au grand complet, un an plus tard de cette décision -précise Reuters.

De plus, Reuters cite Ricardo Alarcón, le Président du Parlement cubain, qu'elle qualifie de principal assesseur du Président Castro dans sa politique vis à vis des Etats-Unis, et qui considère que Gerardo et les autres ont été victimes de la complicité de Washington avec les ultras de Miami et qui a signalé:
"S'il y avait un gouvernement décent à Washington, il retirerait toutes les charges, il demanderait des excuses et tout serait fini".

Reuters explique que Gerardo Hernandez est d'avis que la mise en liberté cette année de l'ex agent de la CIA d'origine cubaine, Luis Posada Carriles, responsable de l'explosion en 1976 d'un avion cubain avec 73 personnes à bord, démontre que la justice étasunienne est perméable aux influences politiques.

Dans son interview à Reuteurs, Gerardo Hernandez a précisé: "Dans ce pays, si tu es un terroriste contre Cuba, il n'y a aucun problème. Ceux-là sont de bons terroristes du gouvernement des Etats-Unis où comme on les appelle "des militants anticastristes".

Dans une autre partie l'article Reuters explique que pour Gerardo Hernandez, le pire de ces 10 ans de prison a été de ne pas pouvoir voir sa femme Adriana Pérez, à laquelle les États-Unis ont refusé le visa à 7 reprises.
"C'est une façon de faire pression sur eux, de les affaiblir", a signalé Adriana Perez dans une interview accordée à La Havane à la BBC. Elle a fait savoir qu'en septembre elle demandera une fois de plus le visa pour aller visiter son mari.