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Contre tous les droits

Olga Salanueva, épouse de René Gonzalez est victime de la plus grande des injustices : depuis 5 ans tout juste, elle se voit refuser un visa pour aller voir son mari en prison. Elle vient de se voir signifier qu'elle n'était plus autorisée à en demander un. Explication et dénonciation.

Lorsque René a été arrêté, les autorités étasuniennes l'ont menacé d'arrêter aussi sa femme s'il n'avouait pas un délit qu'il n'avait pas commis. Leur bébé avait alors 4 mois. René a refusé et Olga a finalement été arrêtée par les autorités d'immigration alors qu'elle avait un permis de séjour en règle, elle a été emprisonnée pendant trois mois, présentée cruellement dans son uniforme de détenue à son mari puis expulsée des Etats-Unis.

Depuis, sous divers prétextes, elle s'est vue refuser un visa. Cela est d'autant plus grave que la petite Yvette qui a maintenant 7 ans ne peut aller sans sa mère voir son père en prison et donc, ne le connaît qu'en photos. Olga explique :

" Ils ont eu recours à des arguments divers, ils ont sauté d'alinéas en alinéas. Ils ont dit que j'étais un danger pour les Etats-Unis, que je peux me réunir avec des éléments qui portent atteinte à la sécurité de ce pays. Cette dernière fois, les choses ont été un peu différentes. Après une première entrevue avec un fonctionnaire du Bureau des Intérêts ici à La Havane, ils m'ont dit que je serai convoquée pour une seconde entrevue. Le 21 novembre, ils m'ont appelée pour me dire que je devais aller voir le même fonctionnaire. J'y suis allée, il m'a annoncé que le visa m'était refusé de nouveau en vertu de la section 2-12-a-9-A-I-I qui est relative aux étrangers qui ont été expulsés des Etats-Unis. Il a ajouté que je suis de manière permanente inapte à recevoir un visa, que cette question n'est plus du ressort consulaire, en d'autres mots que seul le Département d'Etat peut faire une exception dans mon cas afin que je puisse aller aux Etats-Unis voir mon mari en prison. "

La Cour d'appel d'Atlanta au grand complet doit examiner maintenant l'affaire après qu'une troïka de juges désignés par elle eut décidé le 9 août l'annulation du verdict truqué. Le Parquet a de manière très inusuelle aux Etats-Unis fait à son tour appel de cette décision. Une seule solution pour mettre fin à l'injsutice injuste : la solidarité. Olga Salanueva signale :

" C'est fondamental parce que nous sommes à une étape décisive. Nous n'en sommes plus à l'étape du procès truqué, marqué par les violations du Droi,t mais un procès dont personne n'a eu vent alors. En ce moment, les douze juges d'Atlanta sont chargés de réviser l'affaire. Ils doivent savoir comme doit le savoir le Parquet, le gouvernement que celui-ci représente, que, cette fois-ci, les choses ont changé, que la procédure va être suivie par l'opinion publique, qu'ils doivent faire attention au type de témoins sur lesquels ils vont se baser car, nous aussi, nous pouvons présenter des personnes dont le témoignage prouvera de manière irréfutable le fait que les 5 luttaient contre le terrorisme. "