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Après le verdict de la Cour d'appel favorable aux 5 : Quoi ?

Réponse donnée par le Président de l'Assemblée Nationale de Cuba, Ricardo Alarcon, au cours de la rencontre du Président vénézuélien Hugo Chavez avec les délégués au 16è Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants, le 13 août, à Caracas.

Après avoir signalé que la Cour d'appel d'Atlanta n'a pas dit autre chose que ce que nous signalions depuis le début : le procès des 5 a été truqué et ils sont donc innocents, Ricardo Alarcon a fait remarquer que, cependant, ils sont encore en prison, qui plus est dans des centres de détention de haute sécurité. Il a précisé :

" En ce moment, il ne fait pas le moindre que l'on peut se référer à eux en les appelant " les 5 séquestrés ". Le 28 mai, un Groupe de travail des Nations Unies, de personnalités indépendantes qui dépend de la Commission des Droits de l'Homme es arrivé à la conclusion que la détention des 5 était arbitraire. Quelle a été la réponse du Département d'État ? Un tribunal les a condamnés ! Mais, maintenant, un tribunal supérieure les a " décondamnés ", a annulé la condamnation mais ils sont encore en prison. "

A une question du Président Chavez, Ricardo Alarcon a expliqué que maintenant, le gouvernement étasunien peut faire appel de la décision de la troïka de juges de la Cour d'appel, devant les 11 juges de la Cour. Ensuite, il ne reste que la Cour Suprême. S'il ne l'emporte pas, il devrait y avoir un nouveau procès. Il a signalé :

" Dans le cas où les Etats-Unis décideraient de maintenir l'accusation - c'est ce qui a manqué dans l'arrêt de la Cour d'appel : ordonner leur libération - car la preuve a été faite : la procédure est nulle… Dans ce type de cas, normalement, le Parquet se retire, ce qu'il ne va pas faire parce que cette affaire à une signification politique. Il pourrait donc y avoir un nouveau procès.

Ce nouveau procès, nos camarades ne l'envisagent pas avec préoccupation, au contraire, ils l'envisagent la tête haute. Je le répète, ce serait une espèce de Nuremberg du 21è siècle. Ceux qui se retrouveraient sur le banc des accusés seraient Monsieur Bush et sa bande. Au procès de Miami - et cela donne une idée de l'immensité de l'héroïsme de nos camarades et des mérites de leurs avocats - le gouvernement des Etats-Unis, les terroristes se sont retrouvés sur le banc des accusés. Les Cinq ont démontré qu'ils ne faisaient pas autre chose que combattre le terrorisme. Comme les Etats-Unis sont arrivés à ce que la CNN et le New York Times se soient pas au courant, qu'ils sont arrivés à faire le silence dans les grands médias, ils ont pu faire ce qu'ils voulaient, mais, maintenant cela va être plus difficile.

Parce que maintenant, oui, le verdict d'Atlanta est devenu une grande nouvelle. Des groupes de solidarité ont travaillé dans le monde entier, peu à peu, mais ils ont arrivés à ouvrir une brèche. Il faudra voir ce tribunal, siégeant dans une autre ville que Miami, voir le moment où les avocats vont rafraîchir la mémoire du gouvernement des Etats-Unis, lui montrer les documents - depuis l'acte d'accusation initial jusqu'aux sentences - dans lesquels il dit qu'il sait parfaitement que ce que faisaient ces jeunes était lutter contre des terroristes. La sentence finale inclut l'interdiction de continuer à fréquenter les endroits où ils savent que les terroristes se trouvent. Personne n'en a rien su, parce que les médias n'ont rien dit. Maintenant les choses sont différentes.

Lorsque l'avocat de Gerardo Hernandez lui a annoncé la nouvelle du verdict de la Cour d'appel, sa première réaction a été la réaction typique de ces camarades. L'avocat lui a donné la nouvelle qui le concernait - il était condamné à deux détentions à perpétuité plus 15 ans - et il a tout de suite demandé : " Et les autres camarades ? ". L'avocat a signalé que Gerardo était très ému et, qu'à la fin, faisant usage du jargon de base ball, il lui a dit : " Tu veux que je te résume la situation ? Le match en est zéro à zéro mais, maintenant, c'est mon tour de jouer. "

Le Président Chavez a réitéré la solidarité du gouvernement vénézuélien avec les 5 et a rappelé que le Venezuela avait exigé l'extradition d'un de ces terroristes que Cuba doit surveiller, Posada Carriles qui s'est évadé de prison en 1985 alors qu'il était en instance de procès au Venezuela pour l'attentat qui a fait exploser en plein vol un avion de ligne cubain le 6 octobre 1976, tuant 73 personnes.