En exclusivité
 
 
 

Amnesty International intervient de nouveau en faveur des 5

(Juin 2004)

Amnesty International est de nouveau intervenu sur l'affaire de nos 5 compatriotes qui étaient infiltrés dans les rangs des organisations ultra de Miami qui préparent des attentats contre Cuba comme ceux de 1997 dans des hôtels et restaurants de la capitale. C'est grâce à des hommes comme eux que des actions encore pires comme l'attentat contre le grand cabaret Tropicana ont raté.

Amnesty International a remis à la presse un document qui rappelle qu'en mars 2003 l'organisation est intervenue auprès des autorités étasuniennes sur la question de la mise au secret des 5 dans des cellules disciplinaires en pleine préparation du dépôt des documents d'appel. Elle s'était alors alarmée des restrictions de visites qui touchaient même celles des avocats. Les mesures avaient alors été levées et M. Lewis, du Département de la Justice l'avait alors communiqué à l'organisation.

Amnesty International rappelle aussi que, dès décembre 2002, l'organisation est intervenue sur la question de l'octroi des visas permettant aux proches des 5 d'aller leur rendre visite en prison. Le texte s'arrête sur le cas d'Olga Salanueva dont le visa a été accordé en mars 2002 avec sa fillette de 4 ans puis annulé, ce qui fait qu'elle ne voit pas son mari depuis novembre 2000. Sur le cas d'Adriana Perez, l'épouse de Gerardo, Amnesty International rappelle aussi qu'après avoir obtenu le visa, elle a été arrêtée à l'aéroport de Houston et expulsée vers Cuba. Depuis, le gouvernement des États-Unis lui refuse le visa en invoquant des raisons de sécurité.

Le texte adressé à la presse souligne : "Amnesty International a demandé que ces restrictions soient levées de toute urgence, en attirant l'attention du gouvernement sur les normes internationales qui portent sur l'importance de la famille et sur le droit des prisonniers à être en contact avec leurs familles et à recevoir leurs visites. Dans le cas des prisonniers dont les familles résident hors du territoire étasunien, refuser de manière indéfinie ou permanente les visites des membres de la famille les plus proches est perçu comme une atteinte au droit de la personne.

Amnesty International a demandé instamment au gouvernement de considérer la remise de visas temporaires de visites aux deux épouses, sans préjuger des mesures de sécurité, s'il n'y a pas de preuve raisonnable et convaincante conduisant à leur refuser.

Amnesty International continue à réviser l'affaire pour d'assurer de la justesse de la procédure qui a conduit les 5 hommes à leur condamnation."