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Rejet du texte des "Amis de la cour" : "une procédure inhabituelle"

Réaction du Prof. Erik Luna, professeur à l'Université d'Utah, aux États-Unis

Le Parquet des États-Unis a rejeté le texte des "Amis de la Cour" portant sur l'histoire du terrorisme contre notre pays, qui explique pourquoi nos 5 compatriotes étaient infiltrés dans les rangs des ultras de la contre-révolution à Miami. Basé sur des documents étasuniens, il apportait les preuves nécessaires sur le terrorisme visant Cuba depuis les États-Unis. Éric Luna, juriste étasunien qui a présenté le texte préparé par la Société cubaine des sciences pénales confie par téléphone sa réaction à Radio Havane Cuba :

"Cuba n'avait pas d'autre solution que d'envoyer des personnes surveiller ces groupes ou ces individus qui ont commis toute une kyrielle d'actes de violence, ont fait exploser un avion de ligne en 1976, ont réalisé des attentats contre des établissements touristiques dans les années 90. Pour protéger des innocents, Cuba n'avait pas d'autre solution si ce n'est tenter de savoir comment allait se produire le prochain attentat. Je crois que ces arguments auraient dû arriver devant la Cour. Les 3 juges qui vont examiner l'affaire auraient dû avoir la possibilité de les examiner car ce sont eux qui, en définitive, vont devoir prendre la décision concernant les accusés. Je crois le rejet de ce document est très regrettable."

Le professeur Luna a par ailleurs commenté la décision du Parquet :

"Il est inhabituel que le Parquet des États-Unis rejette totalement un document des "Amis de la Cour". Généralement, aucun des deux parties n'y oppose d'objection. Ce qui s'est passé là est très inhabituel. Normalement, on les accepte et tout simplement si les juges estiment qu'ils ne sont pas importants, ils n'en tiennent pas compte à l'heure de délibérer. Je crois que, dans le cas présent, il aurait été utile. Il a été présenté de bonne foi par la Société cubaine des sciences pénales afin de donner aux juges les informations qui leur sont nécessaires."

Le professeur Luna a donné son avis sur la Cour d'Atlanta qui est donc chargée de statuer sur cette affaire :

"J'ai un grand respect en général pour les Cours fédérales et en particulier pour les Cours d'appel. Ce sont des hommes et des femmes très brillants qui ont été choisis par le Président et ont été confirmés à leur poste par le Sénat pour être juges à vie. C'est pourquoi j'espère que l'atmosphère politisée qui a prévalu en Floride n'affectera pas le processus de prise de décision à Atlanta. Je crois qu'ils se baseront sur la loi pour décider et qu'ils prendront en compte les arguments présentés par les deux parties. Je n'ai pas de raison de croire qu'ils ne le feront pas et qu'ils décideront sur une base politique et non juridique. C'est mon plus grand espoir."