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Lettre ouverte au gouvernement canadien concernant
les Cinq Cubains et la visite d'Obama le 19 février
Premier Ministre Stephen Harper
28 janvier 2009
Référence : La visite du 19 février du Président
Obama à Ottawa, au Canada et la question des violations des Droits
de l'Homme aux Etats-Unis envers les Cinq Cubains et leurs familles.
Monsieur Harper,
Dans une entrevue, le 27 janvier 2009, le Dr. Nuris Piñero, un
avocat des Cinq Cubains qui sont injustement incarcérés
dans des prisons américaines depuis plus de dix ans, a mentionné
que les autorités américaines continuent d'imposer des obstacles
aux visites des familles de ces Cubains.
Un autre avocat des Cinq Cubains, l'Américain Leonard Weinglass,
a écrit abondamment sur ce sujet.
Dans une entrevue, il a souligné que la question des droits des
familles à visiter des prisonniers fédéraux a été
examinée récemment par la Cour Suprême des Etats-Unis.
Dans une décision remarquable, la Cour Suprême a maintenu
sans équivoque que si un intérêt est protégé
par la Constitution des Etats-Unis, c'est l'intérêt du maintien
de la famille.
Et dans ce cas, poursuit Weinglass, ils ont maintenu qu'un agence gouvernementale
ne pouvait briser une famille en empêchant le détenu qui
est en garde à vue de maintenir une relation avec son épouse
et ses enfants. Je crois que la Constitution des Etats-Unis l'emporte
sur toutes les autres lois, y compris les lois sur l'immigration. Empêcher
le maintien de cette unité constitue une violation claire et fondamentale
de la Constitution des Etats-Unis.
En ce qui concerne les règlements du Bureau Fédéral
des Prisons, ils exigent que les familles soient autorisées à
faire des visites, pour la simple raison que les prisons ont constaté
par expérience que quand un détenu est visité régulièrement
par sa famille, ce détenu devient un meilleur détenu, moins
problématique, moins colérique, moins hostile et meilleur
pour l'institution.
Ainsi, la Constitution des Etats-Unis et la réglementation pénitentiaire
enchâssent clairement les visites des familles. De plus, le gouvernement
des Etats-Unis a reçu une lettre de protestation de la part d'Amnistie
Internationale indiquant que le droit international exige qu'un détenu
soit autorisé à voir les membres de sa famille. Il conclut,
sur cette question, en indiquant qu'il s'agit très clairement d'une
exigence du droit international humain. Donc, tant sur le plan international
qu'au niveau constitutionnel, ainsi que selon les règlements du
Bureau Fédéral des Prisons, les familles devraient être
autorisées à faire des visites.
À la veille de la visite du Président Obama au Canada, je
vous exhorte à aborder cette question avec votre homologue américain.
J'aimerais profiter de l'occasion pour vous rappeler que, l'an dernier,
cinquante-six députés du parlement canadien ont pris position
publiquement, par écrit, en faveur de la libération des
Cinq Cubains et du droit de visite des familles.
Arnold August, Écrivain\Conférencier, Montréal
cc: Lawrence Cannon, Ministre des Affaires Étrangères, Fax:
(613) 996-9709
Peter Kent, Ministre d'État des Affaires Étrangères
pour les Amériques, Fax: (613) 996-9709
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