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Des voix qui se lèvent, à Cuba, contre la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis de ne pas réviser l’affaire des Cinq

Omara Portuondo, la voix féminine du Buena Vista Social Club, l’une des chanteuses les plus populaires à Cuba a qualifié d’infamie et de cruauté insensée, le refus de la Cour Suprême de Justice des États-Unis de réviser l’affaire de Gerardo Hernández, René González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando González, qui ont été soumis à un procès qu’elle a qualifié d’arbitraire et médiatisé par l’extrême droite cubano américaine de Miami. La chanteuse cubaine a appelé les artistes du monde entier à unir leurs efforts et à lever leurs voix pour exiger la libération des 5.

Omara Portuondo a signalé : La décision de la Cour est infâme et injuste, comme tout ce qui vient de là bas, mais nous ne pouvons pas nous lasser car nous devons y arriver, la réalité doit se frayer un chemin de même que la vérité.

Silvio Rodríguez, poète, chanteur et compositeur cubain très réputé à Cuba et dans le monde, il est l’un des fondateurs du Mouvement de la chanson engagée dans notre pays a déclaré: Les Cinq n’ont jamais mis en danger la sécurité nationale des Etats-Unis, ils n’ont porté préjudice à aucun citoyen de ce pays. Leur objectif était uniquement d’empêcher que les terroristes qui agissent en toute impunité aux Etats-Unis, puissent perpétrer leurs plans contre Cuba
Il est d’avisa que l’affaire des 5 mérite le pardon présidentiel.

Le compositeur et chanteur cubain a mis l’accent sur la nécessité de trouver davantage de moyens pour diffuser l’affaire des 5 et obtenir qu’il arrive surtout à l’opinion de ce pays.

Pour sa part, Mirtha Rodríguez, la mère d’Antonio Guerrero a déclaré que la solidarité avec la cause des 5 antiterroristes cubains prisonniers aux États-Unis est un élément essentiel des efforts pour leur libération.

Dans des déclarations qu’elle a faites à l’agence Prensa Latine à son retour de visiter son fils, l’un de nos 5 camarades condamnés à de très lourdes peines au terme d’un procès truqué, elle a signalé que malgré la décision adverse de la Cour Suprême qui a refusé de réviser l’affaire de ces Cubains, dans nos esprits nous avons l’intention de continuer à lutter, d’aller de l’avant.


La volonté de résister et d’être à l’avant garde de ce qu’ils représentent, qui est Cuba est chaque fois plus grande.

Pour sa part, Maruchi Guerrero, la soeur d’Antonio, a expliqué que l’attention est centrée maintenant dans le processus de nouvelles sentences qui seront dictées dans le cas de Ramón Labañino, Fernando Gonzalez et son frère Tony, qui est prévue le 13 octobre. Mesure qui reflète, a-t-elle souligné- l’intention de créer des divisions dans cette affaire, puisque Gerardo Hernández et René González sont exclus de cette décision.

Elle a cependant signalé qu’il ne faut se faire de grandes illusions sur les résultats de cette audience, puisque c’est la même Cour de Miami, la même juge qui devra prononcer les nouvelles sentences, toujours à Miami et elle ne va pas reconnaître aussi facilement ses erreurs.

La soeur d’Antonio a rappelé qu’il s’agit là d’un procès manipulé, qui répond surtout aux intérêts politiques d’une maffia très puissante à Miami.

Elle est revenue sur la solidarité comme un instruments en faveur de la cause des 5. Elle a insisté sur le fait que la pression internationale pourrait être un élément de poids pour obtenir une décision juste.