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La prison à vie pour un crime dont il n'est pas accusé…

C'est le sort auquel est soumis notre compatriote Gerardo Hernandez aux Etats-Unis où il surveillait les organisations terroristes qui préparent des attentats contre Cuba. La Cour d'appel d'Atlanta qui examine en ce moment l'affaire, dispose de la preuve de l'absurde. Le Président de l'Assemblée Nationale, Ricardo Alarcon, le rappelle et l'explique en ces termes :


"La Cour d'appel d'Atlanta doit annuler purement et simplement le chef d'accusation numéro 3. Elle doit annuler l'affaire complète et libérer nos camarades, mais, du point de vue technique, juridique, elle a l'obligation élémentaire d'annuler cette charge.

Les membres de la Cour sont les mieux placés pour avoir la preuve du fait que ce chef d'accusation est un mensonge. Ils l'ont eue en main, le gouvernement des Etats-Unis la leur a remise par écrit en mai 2001.

Le chef d'accusation numéro 3 est celui qui a le plus soulevé la passion à Miami et il vient d'être avancé de nouveau par les terroristes et leurs mentors. Il se réfère à l'incident des avionnettes qui ont été abattues par la chasse cubaine lorsqu'elles ont pénétré dans notre espace aérien en 1996.

Stupidement, pour servir l'hystérie terroriste de Miami, le gouvernement des Etats-Unis a accepté d'accuser un de nos 5 camarades, Gerardo, d'être responsable ni plus ni moins de ce qu'ils ont défini comme un assassinat au premier degré, avec préméditation, un crime au sujet duquel ils savent que la Loi étasunienne ne pardonne pas.

La personne qui est accusée d'un tel crime n'a qu'une manière d'échapper au châtiment : que quelqu'un dise la vérité, avoue qu'il s'agit d'un mensonge. Et qui le sait dans ce cas précis ? La Cour d'Atlanta ! Sept mois de procès des 5 ont tourné autour de cette infamie. A la fin, le gouvernement des Etats-Unis, par écrit, a demandé à la juge qui officiait de changer ce chef d'accusation.

Pourquoi ? Parce que les autorités elles-mêmes ont reconnu que les preuves disponibles ne permettaient pas de condamner Gerardo Hernandez et donc, qu'il allait être acquitté. La juge a expliqué que cette démarche arrivait trop tard, que c'est ce qui avait été dit tout au long des 7 mois de procès et qu'en conséquence, c'est ce qui devait être présenté au jury.

La situation était si grave pour le gouvernement qu'en mai 2001, il a présenté un recours extraordinaire. À qui ? À la Cour d'Atlanta ! Les 12 juges en sont dépositaires. À la première page du document, le gouvernement souligne que ce qu'il fait est "sans précédent", que c'est une première dans l'histoire de la Justice étasunienne, un système qui, justement, se base sur la chose jugée, le "précédent". Le gouvernement signale que jamais les autorités n'avaient demandé à une cour d'appel de modifier une accusation gravissime d'assassinat.

Les 12 magistrats ne peuvent avoir oublié cela. En mai 2001, ils ont été sollicités de cette manière par le gouvernement. Ils n'ont pas accédé à la demande, ils ont renvoyé l'affaire telle quelle devant le jury à Miami et ce dernier a déclaré Gerardo Hernandez coupable d'un crime dont personne ne songeait plus à l'accuser.

Douze jurés ont pu décider rapidement que notre compatriote était coupable d'un crime sur lequel l'accusateur lui-même avait reconnu, par écrit, qu'il ne pouvait fournir de preuve. L'entourloupe est claire. Ce chef d'accusation a été une calomnie visant à servir les terroristes qui ont demandé qu'il soit ajouté de la même manière qu'il concentre maintenant leur campagne sur lui.

Nous devons donc rappeler aux magistrats d'Atlanta : "N'oubliez pas que vous avez la preuve du fait que ce chef d'accusation est faux, vous devez donc, tout bonnement, l'annuler. Il n'y a rien d'autre à faire puisque la Constitution des Etats-Unis stipule à propos de la présomption d'innocence, que la culpabilité doit être prouvée "au-delà de tout doute raisonnable", Or un doute terrible existe lorsque l'accusation elle-même demande que la charge soit retirée."

Extrait de l'intervention de Ricardo Alarcon au cours de la cérémonie de remise de la médaille Félix Elmuza, à Andrés Gomez, Cubain résidant à Miami, directeur de la revue Areito et dirigeant de la Brigade Antonio Maceo, le 27 mars 2006.